Autorité et pertinence prophétique
title: Autorité et pertinence prophétique
date: 28/11/2026
Étude de la semaine
Exode 4.10-16; Luc 8.22-25; Jean 3.1-10; Actes 16.25-34; 1 Corinthiens 5.1-5; Luc 7.28.
Verset à mémoriser
Le 9 novembre 1989, Günter Schabowski, porte-parole pour la presse, s’exprima en direct à la télévision est-allemande communiste et précipita la chute du mur de Berlin. Il rata complètement sa déclaration lors de cette conférence de presse télévisée. Au lieu d’annoncer que les Allemands de RDA seraient peut-être autorisés à se rendre en Europe occidentale après un parcours du combattant administratif pour obtenir les visas nécessaires, il déclara simplement que les Allemands de l’Est pourraient voyager en Europe occidentale. Un journaliste lui demanda alors à quelle date ce changement de politique entrerait en vigueur. Schabowski répondit: « Pour autant que je sache, cela entre en vigueur… immédiatement, sans délai. » En l’espace de quelques minutes, les gens ont commencé à affluer vers les postes-frontières, exigeant de pouvoir passer, comme l’avait annoncé le gouvernement.
On délègue souvent à certaines personnes le pouvoir de parler au nom d’une entreprise, voire d’un pays. Mais qu’en est-il de ceux qui parlent au nom de Dieu? Cette semaine, nous examinerons quelle autorité possèdent les prophètes bibliques et quelle autorité, le cas échéant, possèdent les prophètes qui n’ont jamais écrit de livre de la Bible, tels que le prophète Nathan, Jean le Baptiseur et même Ellen White.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 décembre.
Médiateur de l’autorité de Dieu
title: Médiateur de l’autorité de Dieu
date: 29/11/2026
Avant de donner à quelqu’un la permission de parler en votre nom, choisissez-vous une personne en qui vous avez confiance? Est-il important que cette personne connaisse votre position et l’exprime fidèlement?
Lisez Exode 2.11-15 et Exode 3.1-3, 10-13. Comment les années passées à travailler comme berger ont-elles préparé Moïse à devenir le porte-parole de Dieu?
Moïse avait passé les 40 premières années de sa vie à recevoir la meilleure éducation que l’Égypte pouvait offrir, mais cela ne l’avait pas préparé à devenir le messager de Dieu. Il dut passer les 40 années suivantes dans le désert en tant que berger, loin des distractions du monde. À bien des égards, il a dû désapprendre une bonne partie de ce qu’il avait appris en tant que prince d’Égypte. Avant de pouvoir jouer un rôle dans la libération d’Israël, Moïse a dû apprendre à connaître le Dieu au nom duquel il allait parler.
Lisez Exode 4.10-16. Que nous apprend cette discussion entre Dieu et Moïse sur l’appel des prophètes et leur manière d’accomplir leur mission?
Moïse fut chargé de jouer le rôle de Dieu, Aaron assumant celui de porte-parole de Moïse (Ex 4.16; voir aussi Ex 7.1). Comme il l’avait fait avec Moïse et Aaron, Dieu aide toujours ses prophètes à trouver la meilleure façon de communiquer le message qu’il leur donne.
Moïse savait qu’il avait déjà échoué. Il se souvenait de sa dernière rencontre avec ses compatriotes israélites, lorsque son autorité avait été remise en question (Ex 2.14). Dieu comprenait l’appréhension de Moïse. Il a répondu à ses craintes avec beaucoup de patience. Dieu réfuta toutes les excuses avancées par Moïse, mais le prophète continua de résister à son appel. Ses craintes avaient fini par le faire douter. Par ses réserves, il remettait en question la capacité de Dieu à l’utiliser. C’est alors que Dieu donna un ordre sans équivoque pour balayer toutes ses réticences (Ex 3.14-17).
Vous n’êtes peut-être pas prophète, mais qu’est-ce que Dieu vous a appelé à faire pour lui au cours de votre vie? Quelle est la meilleure façon de se préparer à cet appel?
L’autorité de Jésus
title: L’autorité de Jésus
date: 30/11/2026
Sur quoi reposait l’autorité de Jésus? Quelles étaient les preuves de son autorité? Voir Matthieu 21.23-27 et Jean 17.2.
Alors que Jésus enseignait, les prêtres vinrent à lui et exigèrent de savoir qui lui avait donné l’autorité pour exercer son ministère. Après tout, Jésus n’était diplômé d’aucune des écoles locales et n’avait pas non plus reçu de formation dans les écoles traditionnelles des rabbins. Au lieu de répondre à leurs questions, Jésus leur indiqua la voie vers la réponse, en interrogeant ses interlocuteurs sur l’autorité indéniable dont faisait preuve Jean le Baptiseur. En refusant de répondre, ils rejetaient non seulement la puissance de Dieu qui couronnait le ministère de Jean, mais aussi l’autorité de Jésus qui, comme Jean, était également envoyé par Dieu.
Que nous apprennent également les versets suivants sur l’autorité de Jésus? Matthieu 7.28, 29; Marc 1.21-27; Luc 8.22-25; Luc 9.1; Jean 5.25-27 et Jean 7.38.
Toute autorité appartient à Jésus, lui qui est Créateur de l’humanité (Jean 1.3) et Sauveur (Rm 3.24). Il est la Parole de Dieu. L’autorité divine dont Jésus a fait preuve pendant sa vie terrestre et son ministère ne pouvait être imitée ou générée par quiconque. L’enseignement de Jésus étonnait ses auditeurs, car il enseignait comme quelqu’un qui avait autorité (Mt 7.29).
Tous les évangiles rapportent l’autorité prophétique surnaturelle de Jésus. Jésus pardonnait les péchés (Mc 2.10, 11), chassait les démons (Mc 3.15) et savait ce que les gens pensaient (Jn 20.24, 25). Il ressuscitait les morts et offrait la vie éternelle (Jn 10.28). Pendant les années qu’il passa sur terre en tant que notre Rédempteur, Jésus exerça l’autorité qui lui avait été donnée par Dieu le Père (Jn 17.2). Il dépendait du Père et coopérait constamment avec lui (Jn 5.19), se référant souvent aux Écritures qui, selon lui, témoignaient de lui. Jésus possédait également une autorité absolue et pouvait déléguer cette autorité à ses disciples (Mc 6.7). En tant que Parole incarnée de Dieu, son témoignage est également parvenu aux prophètes au travers desquels il s’exprimait (Ap 19.10).
Malgré toutes les preuves fournies par Jésus, certaines personnes continuaient à le rejeter. Comment éviter de tomber dans le même piège de l’incrédulité, compte tenu de toutes les raisons que nous avons de croire?
L’autorité biblique
title: L’autorité biblique
date: 01/12/2026
La Bible est le fruit d’une révélation prophétique et inspirée de Dieu. Elle répond aux grandes questions de la vie et constitue le moyen unique utilisé par Dieu pour se révéler à l’humanité. À travers les Écritures, nous apprenons le sens de l’existence humaine, le caractère et la volonté de Dieu, ainsi que le dessein de Dieu pour notre vie. La Bible est la référence absolue en matière de vérité, l’autorité selon laquelle nous devons faire nos choix de vie. Elle est le fondement de la vision chrétienne du monde et la base de toute vérité révélée. Elle est la règle de foi et de pratique des chrétiens.
Nous pouvons soit accepter, soit rejeter la Parole de Dieu, et nous n’avons pas besoin d’aller jusqu’à brûler nos Bibles, comme l’a fait le roi Joïaqim (voir Jr 36.22-27) pour la rejeter. L’ignorer, même en professant y croire, peut être tout aussi problématique. Lorsque nous découvrons et acceptons la Parole de Dieu, nous pouvons, comme le roi Josias, être transformés et conduire les autres vers Dieu (voir 2 R 22.10-13).
Aujourd’hui, les gens abordent souvent les Écritures en cherchant leurs défauts ou en les ridiculisant. Certains considèrent que la Bible est en décalage avec les mœurs contemporaines (c’est généralement le cas, et heureusement). Beaucoup la dénigrent parce qu’elle contredit les tendances « scientifiques » ou culturelles du moment.
Dans le christianisme, on utilise souvent la Bible pour soutenir une position théologique particulière plutôt que comme un moyen de croissance spirituelle et de réforme personnelles. D’autres interprètent la Bible de telle manière qu’ils lui refusent toute autorité historique ou pratique dans leur vie quotidienne.
L’un des moyens les plus faciles, et peut-être les plus courants, de rejeter l’autorité biblique consiste à ignorer la Bible et à ne pas prendre le temps de la lire et de l’appliquer à notre vie.
Quel effet la Parole de Dieu prononcée a-t-elle eu dans les situations suivantes? Voir Jr 38.1-4; Jn 3.1-10 et Ac 16.25-34.
Dans l’Antiquité, le matériel d’écriture était rare et coûteux. En outre, beaucoup de gens ne savaient pas lire, c’est pourquoi la parole de Dieu transmise oralement par ses prophètes était essentielle.
Sous l’action du Saint-Esprit, la parole de Dieu, qu’elle soit orale ou écrite, peut pénétrer le cœur pour y révéler le péché et apporter la réforme et la restauration.
La Parole nous appelle à la repentance et à l’obéissance (Ac 5.29; voir aussi He 4.12). Et c’est souvent la raison pour laquelle beaucoup de gens qui devraient faire preuve de bon sens la rejettent. Ils n’aiment pas les changements que la Parole exige de leur part.
L’autorité en matière d’organisation
title: L’autorité en matière d’organisation
date: 02/12/2026
Osée 12.14 indique clairement que « par un prophète le Seigneur fit monter Israël d’Égypte, et par un prophète Israël fut gardé ». Protéger et guider le peuple de Dieu était une partie formatrice et essentielle du travail des prophètes bibliques.
Si nous lisons des textes comme Juges 4.4-8, 2 Chroniques 20.14-17, Exode 12.1-3 et Deutéronome 1.9-16, nous voyons que les prophètes jouaient un rôle crucial dans la révélation de la stratégie de leadership de Dieu pour son peuple. En temps de guerre et de crise, Dieu choisissait des prophètes pour guider, encourager et redonner espoir à son peuple et à ses dirigeants, comme il l’a fait par l’intermédiaire de Yahaziel et de Débora. Les prophètes prodiguaient également des conseils au sujet des fêtes et du culte (Ex 12.1-3). À d’autres moments, Dieu s’adressait aux prophètes au sujet de la gouvernance de la nation. En bref, aucun domaine de la vie des Israélites n’échappait à la direction et aux conseils que Dieu donnait par l’intermédiaire des messagers qu’il avait choisis.
Dans quels domaines spécifiques le don prophétique a-t-il aidé l’organisation et la direction de l’Église chrétienne primitive? Ac 6.1-7, 1 Co 5.1-5, 1 Co 7.10-16, Tt 1.5.
Imaginez que vous créiez une nouvelle organisation sans manuel opérationnel et sans dirigeant visible. Une telle organisation serait certainement confrontée à de sérieux défis. D’une certaine manière, c’était la situation dans laquelle se trouvait l’Église chrétienne primitive. Jésus était monté au ciel et n’était plus avec ses disciples. Il leur avait donné une directive claire: « Allez dans le monde entier et proclamez la bonne nouvelle à toute la création » (Mc 16.15). Bien que les douze apôtres aient été choisis, il n’existait aucune structure claire pour les aider à démarrer. L’Église primitive a dû faire face à de nombreux défis, tels que l’organisation de l’Église, la structure de la mission et la nécessité d’identifier et de condamner l’hérésie et l’immoralité parmi eux.
En réalité, le don prophétique qui opérait dans l’Église primitive a joué un rôle essentiel dans sa préservation et sa protection (Ac 13.1, 2). En fait, il est difficile d’imaginer comment l’Église primitive aurait pu démarrer sans l’aide du don prophétique, lequel a contribué à son organisation et à ses progrès dans la mission.
Certaines personnes semblent sceptiques à l’égard de la « religion organisée ». Quels que soient les défis à relever, quels avantages y a-t-il à faire partie d’une structure ecclésiale organisée? Que pouvez-vous donner et recevoir en faisant partie de quelque chose de beaucoup plus grand que vous-même?
Prophètes canoniques et non-canoniques
title: Prophètes canoniques et non-canoniques
date: 03/12/2026
Lisez 1 Chroniques 29.29 et 2 Chroniques 9.29. Que remarquez-vous à propos de certains des prophètes mentionnés dans ces deux passages?
Il y avait de nombreux prophètes tels que Nathan, Gad, Ahiya et Yéédo qui étaient reconnus comme prophètes, mais dont les écrits n’ont pas été intégrés à la Bible.
Lisez 1 Rois 11.29-39 et Luc 7.28. Que nous enseignent ces textes sur l’autorité des prophètes non-canoniques?
Nous ignorons pourquoi Dieu a permis que les messages de certains prophètes soient inclus dans la Bible tandis que d’autres ont été laissés de côté. En revanche, nous savons que les prophètes non-canoniques qui n’ont pas été inclus dans les Écritures étaient tout autant inspirés par Dieu. La Bible enseigne que les dons spirituels, y compris le don de prophétie, continueront jusqu’à la fin des temps. La Bible prédit qu’il y aura des prophètes post-bibliques et non-canoniques « afin de former les saints pour l’œuvre du ministère, pour la construction du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi » (Ep 4.12, 13), et qu’ils existeront « avant que n’arrive le jour du Seigneur, ce jour grand et redoutable » (Jo 3.4).
Après que David a commis un adultère et un meurtre, Dieu envoya le prophète Nathan pour le confronter (2 S 12.7-14). Bien que Nathan n’ait pas écrit de livre biblique, David ne remit pas en question son autorité, car l’autorité des écrits des prophètes repose sur leur inspiration et non sur leur inclusion ou non dans le canon biblique. Néanmoins, tous les véritables prophètes non-canoniques, en particulier les prophètes postérieurs à l’époque biblique, et surtout les prophètes modernes tels qu’Ellen White, se considéraient comme soumis à l’autorité biblique. Leurs messages devaient être vérifiés à la lumière de la Bible et ne remplaçaient pas la Bible comme source de foi et de doctrine.
Ellen White a écrit: « Le Seigneur désire que vous étudiiez votre Bible. Il n’a donné aucune lumière supplémentaire pour remplacer sa Parole. Cette lumière doit amener les esprits confus à sa Parole qui, si elle est consommée et digérée, est comme le sang vital de l’âme » — Ellen G. White, Selected Messages, vol. 3, chap. 4, p. 29. Dans quelle mesure, en tant qu’Église, tenons-nous compte de ces paroles?
Parler avec autorité
title: Parler avec autorité
date: 04/12/2026
Les prophètes nous parlent avec autorité et pertinence parce que Dieu les a choisis comme messagers. Il existe des prophètes canoniques (ceux dont les écrits font partie de la Bible), des prophètes non-canoniques (ceux qui n’ont pas écrit de livre inclus dans la Bible) et des prophètes post-bibliques et non-canoniques (ceux qui sont apparus après l’époque du Nouveau Testament). Tous étaient également inspirés, et leurs messages portaient le sceau de l’autorité divine.
Ellen White appartient au groupe de prophètes post-bibliques et non canoniques. Cependant, les adventistes du septième jour ne considèrent pas ses écrits comme un ajout à la Bible, ni comme étant équivalents à celle-ci. Ses écrits sont néanmoins pertinents et font autorité, comme l’a déclaré Ellen White elle-même: « Mes lettres et mes témoignages vous présentent ce que le Seigneur m’a montré. Il n’est pas un de mes articles qui se borne à exprimer mes propres idées. Il s’agit de ce que Dieu a fait défiler devant moi dans mes visions – de précieux rayons de lumière émanant du trône » — Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, chap. 2, p. 30.
En accord avec la Bible, Ellen White souligne la réalité du péché et notre besoin de Jésus, seul espoir de la vie éternelle, qui est donnée par grâce à tous ceux qui, par la foi, la revendiquent pour eux-mêmes, autre thème puissant de ses messages.
À travers ses messages (ou plutôt les messages de Dieu à travers elle), nous voyons la bataille entre le bien et le mal, qui commence avec la chute de Lucifer au ciel et se poursuit jusqu’à la fin des temps, lorsque le péché et le mal, ainsi que Satan et ses anges déchus, seront éradiqués à jamais. Les écrits d’Ellen White nous donnent un aperçu du contexte de la fin des temps. Elle parle, par exemple, du danger de fusionner l’Église et l’État et de l’importance de la liberté religieuse. Elle met en garde contre le déclin de la moralité. Elle exalte la loi de Dieu et sa signification. Et bien que notre compréhension, par exemple, de la « marque de la bête » ne soit certainement pas basée sur ses écrits, ses paroles nous donnent un merveilleux aperçu des événements de la fin.
Elle met également l’accent sur l’application pratique d’une vie chrétienne. Ses messages sur la spiritualité, la santé, l’éducation, les relations familiales, l’éducation des enfants, la vie morale et bien d’autres sujets ont aidé de nombreuses personnes à changer leur mode de vie et ainsi à mener une vie meilleure dans plusieurs domaines.
Les écrits d’Ellen White ne figurent pas dans la Bible, mais Dieu s’est servi de cette femme pour guider les croyants qui vivent dans les derniers jours de l’histoire de la terre. Ses écrits continuent de parler avec une autorité et une pertinence prophétiques.