Les écrits prophétiques
title: Les écrits prophétiques
date: 31/10/2026
Étude de la semaine
Exode 17.14; Ésaïe 13.1: Jérémie 36.17, 18; Romains 16.22; Luc 1.1-4; Jude 14, 15; 2 Corinthiens 4.7.
Verset à mémoriser
Aimeriez-vous apprendre une chanson composée par Dieu lui-même? Dans Deutéronome 32, les paroles d’un chant ont été écrites par Moïse sous la direction de Dieu (Dt 31.19-22). Quand on pense « écrits prophétiques », la première chose qui nous vient à l’esprit, ce ne sont pas des chants. Pourtant, de nombreux psaumes sont en fait des chants inspirés, même si le Seigneur n’en a pas dicté directement les paroles.
La Bible décrit trois moyens principaux utilisés par les prophètes pour communiquer les messages de Dieu: 1° par oral; 2° par écrit; et 3° par des actions symboliques ou des mises en scène. Cette semaine, nous nous concentrerons sur les écrits bibliques. La Bible rapporte la Parole de Dieu telle que ses messagers l’ont exprimée, par des paroles, des sermons et des discours.
Pensez à la variété des styles et des genres littéraires des écrits prophétiques: récits, histoire, poèmes, lamentations et lettres, pour n’en citer que quelques-uns. Des hommes et des femmes choisis ont traduit en langage humain ce que le Saint-Esprit les poussait à communiquer. Cette semaine, nous examinerons leurs écrits, le recours à des assistants littéraires (secrétaires) et les éléments à garder à l’esprit en présence de passages difficiles.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 7 novembre.
L’appel à écrire
title: L’appel à écrire
date: 01/11/2026
La première méthode utilisée par Dieu pour transmettre des messages à l’humanité consistait en une communication orale directe: voix audibles, rêves ou anges. Ce n’est qu’à l›époque de Moïse que les Écritures rapportent pour la première fois une instruction divine concernant la mise par écrit de ces expériences dans un « livre ».
Quelle est la première mention d’un écrit dans la Bible? Lisez Exode 17.14.
Dans l’Ancien Testament, nous trouvons de nombreux exemples où Dieu donne des instructions à ses messagers afin qu’ils préservent ses paroles pour son peuple. Comme Moïse, Jérémie a reçu l’ordre suivant: « Prends un livre-rouleau; tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites sur Israël, sur Juda et sur toutes les nations depuis le jour où je t’ai parlé, depuis les jours de Josias, jusqu’à ce jour » (Jr 36.2, 5).
On lui a également donné la raison pour laquelle il devait écrire les prophéties: « Peut-être la maison de Juda prendra-t-elle garde à tout le mal que je me prépare à lui faire, de sorte que chacun d’eux reviendra de sa voie mauvaise; alors je pardonnerai leur faute et leur péché » (Jr 36.3). Ces prédictions étaient données pour conduire le peuple au salut, plutôt que pour satisfaire une quelconque curiosité au sujet de l’avenir.
Les messagers de Dieu ont écrit dans des circonstances très variées. Moïse a rédigé les cinq premiers livres de la Bible alors qu’il se trouvait dans le désert. David a composé plusieurs de ses psaumes alors qu’il était poursuivi par Saül (voir les Psaumes 52, 54, 57 et 59). Daniel a mis ses visions par écrit alors qu’il servait à la cour de Babylone et de Médo-Perse. En revanche, Paul a écrit ses lettres aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens et à Philémon alors qu’il était en prison, et Jean a écrit l’Apocalypse alors qu’il était exilé à Patmos. Il est évident que lorsque les messagers de Dieu ont été poussés à écrire, ils ont été inspirés par le Saint-Esprit, quelle que soit leur situation.
Il est intéressant de noter que tous les enseignements préservés de Jésus nous sont parvenus sous forme écrite par l’intermédiaire de personnes auxquelles Dieu avait confié ces précieuses vérités. Cela nous montre combien Dieu a confiance que ses messages seront fidèlement consignés et préservés par ses messagers.
Que répondriez-vous à quelqu’un qui dit que nous ne pouvons pas faire confiance à la Bible parce que nous ne disposons pas des manuscrits originaux? Pourquoi cet argument est-il peu convaincant?
Genres et procédés littéraires
title: Genres et procédés littéraires
date: 02/11/2026
Dans la Bible, les messagers inspirés par Dieu ont utilisé une variété de procédés d’écriture. Certains ressemblent à l’écriture d’un journal intime (voir Nb 33.1-49). D’autre part, les livres de Daniel, Zacharie et Jean contiennent des exemples d’écriture apocalyptique, qui se caractérise notamment par un symbolisme grandiose, des thèmes cosmiques et des descriptions d’êtres célestes.
Lisez Ésaïe 13.1. Comment la Bible parle-t-elle du message transmis par Ésaïe?
Les visions reçues par les prophètes sont parfois appelées « oracles » (DRB). Cela signifie qu’il s’agit de communications ou de révélations de Dieu (selon les versions, le mot est traduit par « sentence », « message » ou « menace »). Les traductions plus récentes de la Bible montrent que beaucoup d’entre elles ont été écrites sous forme poétique, en utilisant souvent le parallélisme. Cette figure de style consiste à répéter, ou parfois à opposer, une phrase avec celle qui précède. Par exemple: « En ce jour-là, l’homme portera ses regards vers son créateur, ses yeux se tourneront vers le Saint d’Israël » (Es 17.7). « Créateur » et « Saint » sont en parallèle l’un avec l’autre, chaque image nous donnant plus d’informations sur l’autre.
Les prophètes utilisaient également des figures de style courantes telles que les métaphores (symboles) et les hyperboles (exagérations). Afin de mieux comprendre et appliquer leurs messages, il est important de reconnaître le type d’écriture qu’ils utilisaient.
Un autre procédé littéraire fréquemment utilisé dans les Écritures est le « procès d’alliance ». Par exemple, dans Jérémie 2.4-9, Jérémie présente la plainte légale de Dieu contre son peuple pour avoir violé ses obligations. En utilisant des images judiciaires, l’auteur dépeint Dieu comme le procureur exposant les raisons de son jugement.
Les Écritures comptent également des écrits prophétiques, des récits historiques, des chants et des paraboles. Jérémie reçut pour mission de rédiger un livre contenant tous ses messages (Jr 36.2), tandis qu’une grande partie des écrits du Nouveau Testament consiste en des lettres adressées à des individus ou à des communautés. Aucune distinction n’est faite entre l’autorité d’un style de communication et celle d’un autre. Les lettres de Paul devaient être considérées comme ayant le même poids que celles des prophètes d’autrefois, car Paul donne dans ses lettres des preuves claires qu’il était inspiré par le Saint-Esprit (voir 1 Co 7.10, 12, 40).
Certains travaux de recherche universitaires sur les Écritures soulignent l’élément humain au détriment de l’élément divin. Pourquoi est-ce le chemin assuré vers la ruine spirituelle?
Assistants littéraires
title: Assistants littéraires
date: 03/11/2026
Lisez Jérémie 36.17, 18 et Romains 16.22. Que nous indiquent ces versets sur les assistants littéraires des auteurs de la Bible?
On peut supposer que Jérémie aurait pu écrire ses messages, mais il a préféré déléguer à un scribe de confiance le soin de consigner fidèlement ses prophéties et de les transmettre aux dirigeants de la nation. Jérémie n’est pas le seul exemple dans la Bible où des prophètes ont eu recours aux services d’un assistant littéraire pour communiquer le message divin.
Dans le Nouveau Testament, même si Tertius dit: j’ai « écrit cette lettre » (Rm 16.22), il est évident dès le début du livre des Romains qu’il n’écrivait que ce que Paul souhaitait dire. Tertius était son amanuensis, ou secrétaire, un assistant littéraire qui couchait les paroles de Paul sur le papier.
Cette pratique n’était pas inhabituelle pour Paul. À la fin de ses lettres aux Colossiens et aux Thessaloniciens, Paul prend soin de préciser: « Je vous salue, moi Paul, de ma propre main » (Col 4.18, 2 T 3.17) afin d’authentifier l’ensemble de la lettre. Cela laisse entendre qu’il comptait sur quelqu’un d’autre pour rédiger ses lettres à sa place. Comme cette réalité pouvait soulever des doutes sur la véracité du contenu de la lettre, voire pire, sur son authenticité, Paul ajoutait sa propre note manuscrite à la fin afin d’authentifier son épître.
De nombreux commentateurs attribuent la variation du style littéraire dans les lettres de Paul à son recours à des assistants littéraires. On soupçonne la même chose concernant les deux lettres de Pierre: « Bien qu’il soit vrai que le style linguistique de la deuxième lettre de Pierre diffère de celui de la première épître, cela peut s’expliquer raisonnablement par la probabilité que Pierre […] ait eu recours à l’aide d’un secrétaire pour rédiger une épître qu’il écrivait en grec. Si Paul, qui maîtrisait parfaitement le grec, a eu recours à des secrétaires, comme il l’a manifestement fait, il est encore plus logique de penser que Pierre, dont la langue maternelle était l’araméen, ait fait de même, et que ces secrétaires aient exercé une influence certaine sur la formulation de ses lettres en grec » — The SDA Bible Commentary [Commentaire biblique adventiste], vol. 5, p. 186.
Tout cela suggère que, tout en restant fidèles aux pensées et au sens des messagers de Dieu, le vocabulaire et la construction des phrases peuvent refléter les différentes capacités littéraires des assistants qu’ils employaient. Ce sont les pensées qui sont inspirées, et non nécessairement les mots spécifiques utilisés pour exprimer ces pensées inspirées.
Sources littéraires
title: Sources littéraires
date: 04/11/2026
« L’Ecclésiaste n’a pas seulement été un sage, il a aussi enseigné la connaissance au peuple et il a examiné, recherché, mis en ordre un grand nombre de proverbes. L’Ecclésiaste s’est efforcé de trouver des paroles agréables, des écrits pleins de droiture et des paroles vraies » (Ecc 12.9, 10).
On peut comprendre d’après ce passage que Salomon n’est pas à l’origine de tous les proverbes qu’il a consignés. Sous l’inspiration de Dieu, il a « recherché » de nombreuses paroles et s’est efforcé de trouver des « paroles agréables ». En fait, la description souvent citée de la femme vertueuse dans Proverbes 31 est attribuée à la mère d’un roi par ailleurs inconnu, Lemuel, et non Salomon (Pr 31.1). On a également des preuves de l’influence de la littérature égyptienne sur les Proverbes.
De plus, les historiens de l’Ancien Testament nous disent qu’ils ont consulté des archives et d’autres annales historiques pour raconter fidèlement l’histoire du peuple de Dieu.
Lisez 1 Rois 11.41, Luc 1.1-4 et Jude 14, 15. Que nous indiquent ces versets sur la manière dont les auteurs inspirés se servaient parfois de sources non-bibliques?
Esdras et Néhémie sont d’autres exemples d’auteurs bibliques qui se sont appuyés sur des documents historiques pour rédiger leurs récits. Esdras inclut des copies de lettres et de décrets royaux concernant Jérusalem et la Perse (voir Esd 4-7), et Néhémie 13 nous parle des registres généalogiques qu’il a trouvés et intégrés à son récit (voir Ne 7.5-72).
Ce principe apparaît également dans le Nouveau Testament. « L’expérience de Luc montre clairement que l’inspiration est compatible avec le fonctionnement naturel des facultés mentales et qu’elle ne les met pas de côté. Voici un écrivain inspiré qui a été conduit par le Saint-Esprit à étudier avec diligence les sources orales et écrites disponibles sur la vie du Christ, puis à combiner en un récit cohérent les informations ainsi recueillies » — The SDA Bible Commentary [Commentaire biblique adventiste], vol. 5, p. 669.
Jude semble citer 1 Hénoch 1.9, un ouvrage juif intertestamentaire non-canonique. Sans mentionner leurs noms, Paul a également cité des philosophes grecs (voir Ac 17.28 et Tt 1.12).
Bien que les auteurs bibliques aient souvent été guidés par des révélations directes à travers des visions et des rêves, cela n’excluait pas que le Saint-Esprit inspire également ces messagers à sélectionner des éléments provenant d’autres sources. Pourquoi est-il important de ne pas oublier ce concept?
Message divin et imperfections humaines
title: Message divin et imperfections humaines
date: 05/11/2026
Que dit Paul sur le trésor de Dieu dans 2 Corinthiens 4.7?
Paul écrit que le trésor de Dieu est confié à des « vases de terre » (les êtres humains), afin que la puissance de Dieu se manifeste dans nos faiblesses. Les Écritures révèlent que, tout comme les messagers de Dieu n’ont pas été préservés de manière surnaturelle des échecs dans leur vie personnelle (Moïse, Élie, David, Jonas et Pierre, par exemple), leurs écrits n’ont pas été exempts des imperfections de la compréhension et de la communication humaines.
« L’union de l’humain et du divin manifestée en Christ se rencontre également dans la Bible. Les vérités révélées sont toutes “inspirées de Dieu”. Toutefois, elles sont exprimées en langage humain et adaptées aux besoins de l’humanité » — Ellen G. White, Témoignages pour l’Église, vol. 2, chap. 46, p. 402.
L’humanité des messagers de Dieu n’est pas supplantée par leur appel divin, lequel consiste à communiquer les trésors de la vérité, comme l’écrit Paul dans 2 Corinthiens 4.7. Il semble que le Saint-Esprit n’ait pas jugé bon d’empêcher ses messagers de faire des déclarations et d’écrire des paroles que nous avons aujourd’hui du mal à harmoniser ou à expliquer. Même si ces versets sont peu nombreux, il faut vraiment être étroit d’esprit pour qu’ils deviennent une pierre d’achoppement. Nous qui croyons en la Bible, soumettons-nous à la Parole de Dieu et faisons confiance au Seigneur, malgré ce que nous ne comprenons pas.
Certaines divergences peuvent être attribuées à des erreurs sans importance commises par des copistes ultérieurs, ou à des sources (documents) contradictoires sur lesquelles les auteurs inspirés se sont appuyés. Lorsque nous examinons des passages problématiques, demandons-nous si nous comprenons pleinement le sens des mots de l’auteur et si une étude plus approfondie pourrait résoudre la difficulté.
Même si nous ne sommes pas en mesure de résoudre toutes les erreurs ou divergences apparentes, nous constatons qu’elles sont sans importance pour l’essentiel du message. Nous pouvons avoir confiance que les vérités divines des Écritures sont fidèlement révélées malgré les imperfections des messagers de Dieu.
D’après vous, pourquoi Dieu a choisi d’utiliser des êtres humains faillibles, plutôt que des anges sans péché, comme principaux messagers?
Les écrits d’Ellen White
title: Les écrits d’Ellen White
date: 06/11/2026
L’expérience et les écrits d’Ellen White correspondent en grande partie à ce que nous avons étudié cette semaine concernant les messagers de Dieu dans la Bible. Elle aussi a reçu une mission divine pour écrire ce qui lui avait été révélé.
En 1909, Ellen White écrivit: « À cause de l’accident qui m’avait presque coûté la vie, j’étais en mauvaise santé et incapable d’écrire. […] Mais une nuit, l’ange du Seigneur est venu à mon chevet et m’a dit: « Tu dois écrire ce que je te donne. » J’ai répondu: « Je ne sais pas écrire. » L’ordre m’a été donné à nouveau: « Écris les choses que je te donne. » J’ai décidé d’essayer, j’ai pris une planche d’écriture sur la table, j’ai commencé à écrire et je me suis rendu compte que je parvenais à tracer les mots facilement. » — General Conference Bulletin, 31 mai 1909.
À l’instar des auteurs inspirés des Écritures, Ellen White a également fait appel à des assistants littéraires. Ses secrétaires ont accompli le travail que l’on attend de leur fonction, à savoir aider les auteurs à exprimer clairement leurs messages sans y ajouter leurs propres pensées. Ils n’étaient ni des prête-plumes littéraires, ni des coauteurs. Leur travail dépendait du contenu produit par Ellen White elle-même, qu’il soit écrit à la main ou transmis oralement. Ellen White a également cité et adapté des passages provenant d’autres sources littéraires dans ses écrits, afin d’étayer la présentation de ses messages. En recommandant à ses lecteurs certains des livres qu’elle utilisait, il est évident qu’elle n’avait pas l’intention d’être malhonnête ou injuste envers ces auteurs, mais elle trouvait dans leur langage des expressions appropriées pour transmettre les vérités qu’elle souhaitait exprimer.
Qu’en est-il des divergences ou des inexactitudes?
« Je n’ai jamais prétendu être infaillible, » écrit-elle, « Dieu seul est infaillible. Sa parole est vraie; aucune variation, pas l’ombre d’un changement chez lui » — Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, chap. 2, p. 42.
On trouve dans ses écrits certaines déclarations difficiles à comprendre ou à concilier avec d’autres. L’humanité d’Ellen White n’était pas supplantée par son appel divin. Comme nous tous, Ellen White a grandi et mûri, une croissance et une maturité qui se reflètent dans ses écrits.
Nous l’avons déjà mentionné, mais il vaut la peine de le répéter: elle reprenait également ceux qui croyaient que chaque mot qu’elle écrivait venait directement du ciel. « Il y a cependant des moments où il faut parler de choses ordinaires, parce que des choses ordinaires occupent l’esprit; alors des lettres ordinaires doivent être écrites, contenant des renseignements qui ont passé d’un ouvrier à l’autre. De telles paroles, de tels renseignements ne sont pas donnés sous une inspiration particulière de l’Esprit de Dieu » — Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, chap. 2, p. 43.