Le message de la Croix
title: Le message de la Croix
date: 04/07/2026
Étude de la semaine
1 Corinthiens 1.17-31 ; Colossiens 1.20 ; 1 Pierre 2.24 ; Actes 13.16-47 ; 1 Corinthiens 2.1-5.
Verset à mémoriser
Cicéron, auteur et orateur romain, avait dit au peuple romain de tenir éloignée de leurs pensées l’idée de la croix comme moyen de châtiment. Bien que Cicéron soit mort environ un demi-siècle avant la naissance de Jésus, sa déclaration illustre le mépris avec lequel les Romains considéraient la croix. C’était tellement grave qu’ils avaient interdiction d’y penser.
A contrario, Paul écrivit : « Le message de la croix […] est la puissance de Dieu » (1 Co 1.18, COL). Pour Paul, la Croix est l’instrument de la réconciliation entre Dieu et l’homme (Ep 2.16, Col 1.20), le symbole suprême de l’humilité de Jésus (Ph 2.8) et l’endroit où notre dette immense a été payée (Col 2.14).
La Croix est la réponse de Paul aux problèmes de Corinthe. Nul besoin d’aller très loin dans 1 Corinthiens pour se rendre compte que Paul est très préoccupé par une question majeure : les divisions au sein de l’église. Juste après ses salutations (1 Co 1.1- 3), et la partie « remerciements » (1 Co 1.4-9), c’est le premier sujet qu’il aborde (1 Co 1.10- 17). Cette semaine, nous explorons le puissant message de la Croix comme réponse à ce problème et à d’autres qui existaient à Corinthe.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 11 juillet.
L’évangile de la Croix
title: L’évangile de la Croix
date: 05/07/2026
Paul dit que le message de la Croix est la puissance de Dieu pour nous. Il n’est donc pas surprenant que « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » soit au centre de son enseignement (1 Co 2.2).
Lisez 1 Corinthiens 1.17-31. Quel point important Paul soulève-t-il ici ?
Dans 1 Corinthiens 1.18-31, Paul traite du contraste entre la folie humaine et la sagesse divine. La Croix a le pouvoir de révéler ce qu’il y a de pire chez l’homme et ce qu’il y a de meilleur chez Dieu. Pour que la croix du Christ ne soit pas vidée de sa force (1 Co 1.17), le message de la Croix doit occuper la place centrale dans notre prédication (voir également 1 Co 2.2).
Paul dit qu’il a été envoyé, non pas pour baptiser, mais pour prêcher l’évangile de la Croix. Cette déclaration appelle deux observations importantes. D’abord, le verbe grec traduit par « envoyer » est apostellō, qui a la même étymologie que le mot apôtre. La mission apostolique fondamentale de Paul était donc la proclamation de l’évangile. Ensuite, les paroles de Paul sur le baptême ne signifient pas que le baptême n’est pas important, ni qu’il est moins important que la prédication. Paul réprimandait plutôt ceux qui faisaient toute une histoire afin de savoir qui baptisait, plutôt que de se concentrer sur Jésus, celui en qui ils avaient été baptisés.
Par « sagesse du langage » (1 Co 1.17), Paul ne dit pas que les discours éloquents sont mauvais en soi. L’idée est que la sagesse humaine ne doit pas éclipser le message de la Croix. Cette expression renvoie à la rhétorique gréco-romaine. À Athènes, Paul usa de logique, de science et de philosophie, mais il n’eut pas beaucoup de résultats. « Aussi décida-t-il de suivre à Corinthe un autre plan de travail dans son effort d’attirer l’attention d’individus indifférents et insouciants. Il résolut d’éviter de soulever des débats et des disputes, et de ne “savoir [...] autre chose”, parmi les Corinthiens, “que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié” » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, Doral, Floride, éditions IADPA, 2020, chap. 24, p. 182.
En quoi des discours élaborés peuvent-ils éclipser le message de la Croix ? Pourquoi la proclamation de Jésus-Christ et de sa crucifixion a-t-elle produit plus de fruits à Corinthe que la logique, la science et la philosophie à Athènes ? Y a-t-il toutefois des cas où la logique, la philosophie et la science peuvent être utiles pour proclamer l’évangile ?
Une folie pour ceux qui périssent
title: Une folie pour ceux qui périssent
date: 06/07/2026
En comparant la folie humaine à la sagesse divine, Paul déclare que « le message de la croix est une folie pour ceux qui périssent » (1 Co 1.18, SG21). C’est la première de six références à la folie dans 1 Corinthiens 1.18-31.
Lisez 1 Corinthiens 1.20, 21, 23, 25 et 27. Comment ces références à la folie nous aident-elles à comprendre ce que Paul voulait dire par « le message de la croix est une folie pour ceux qui périssent » ?
Dans 1 Corinthiens 1.18, le mot grec traduit par folie est mōria. Ce mot apparaît cinq fois dans le Nouveau Testament, et uniquement dans 1 Corinthiens (1 Co 1.18, 21, 23 ; 1 Co 2.14 ; 1 Co 3.19). D’autres mots de la même famille apparaissent à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament, dont la moitié dans les épîtres pauliniennes. La plupart des occurrences de cette famille de mots dans le Nouveau Testament se trouvent dans 1 Corinthiens.
La folie dont Paul parle dans 1 Corinthiens 1.18, 23 n’est pas tant liée à un manque d’intelligence qu’à des comportements et des pensées immoraux, à un manque de discernement, voire à une rébellion contre Dieu. Cela explique pourquoi il a autant abordé ce sujet tout au long d’1 Corinthiens.
Réfléchissez à la situation de Paul dans cette ville. Il arrive dans un endroit qui se targue de sa connaissance, de sa sagesse et de son raffinement culturel. Et, dans ce contexte, il parle d’un Juif galiléen, Jésus de Nazareth, qui a été crucifié par les Romains, puis ressuscité d’entre les morts, tout cela afin de payer non seulement pour leurs péchés, mais aussi pour les péchés du monde. Cet homme est-il sérieux ? Mais de qui se moque-t-il ? Il ne s’agissait pas non plus d’un nouveau concept philosophique profond, susceptible d’être disséqué et analysé à l’aide d’outils philosophiques. Non, c’était une pure folie, un non-sens. Aucun Corinthien instruit et doué de raison ne pouvait prendre cela au sérieux.
Aussi fou que le message de Paul ait pu paraître aux yeux des païens, le message de la Croix était encore pire pour beaucoup de Juifs. Quel Juif s’attendait à ce que le Messie soit exécuté par Rome ? Le Messie était censé renverser les Romains, pas être crucifié par eux. Ainsi, dès le départ, beaucoup d’éléments étaient contre Paul à Corinthe. Et pourtant, malgré tout cela, des âmes (aussi bien juives que païennes) ont été gagnées à l’évangile.
Le message ? Quelle que soit l’opposition à laquelle nous sommes confrontés, Dieu a partout des personnes qui sont réceptives à la vérité. Nous devons être prêts à être les instruments de Dieu pour atteindre ces personnes où qu’elles se trouvent, même dans des endroits qui sont aujourd’hui aussi mauvais, voire pires, que l’était Corinthe.
Une puissance pour ceux qui sont sauvés
title: Une puissance pour ceux qui sont sauvés
date: 07/07/2026
Le message d’1 Corinthiens 1.18 est trop clair pour que l’on passe à côté. La signification de la Croix dépend de la façon dont on la voit. C’est une folie pour ceux qui se rebellent contre Dieu, mais c’est une puissance pour ceux qui aspirent à son salut.
Lisez Colossiens 1.20 et 1 Pierre 2.24. Qu’est-ce que Jésus a accompli pour nous à la croix ?
Comme nous l’avons déjà vu, en prêchant l’évangile, on doit éviter les « arguments de la sagesse humaine, afin de ne pas vider de son sens la mort du Christ sur la croix » (1 Co 1.17, SEM). À la lumière d’1 Corinthiens 1.17, on comprend plus facilement pourquoi le contraire de la folie est la puissance de Dieu, et non la sagesse humaine (1 Co 1.18). La Croix, qui est tellement contraire à la sagesse humaine, révèle combien la sagesse humaine est en réalité folie.
Le texte grec dans 1 Corinthiens 1.18 sous-entend que « ceux qui périssent » (COL) récoltent les conséquences de leurs actions. On pourrait traduire le texte de la manière suivante : « Car le message de la croix est une folie pour ceux qui s’auto-détruisent. » Le verbe grec apollymi (« périr ») peut également signifier « détruire » (Jn 10.10). D’ailleurs, apollymi est traduit par « détruire » dans 1 Corinthiens 1.19.
Que se passe-t-il ici ? Paul cite au verset 19 les paroles de Dieu dans Ésaïe 29.14. Il donne un fondement biblique à cette déclaration sur ceux qui périssent, au verset 18. Au verset 19, Dieu est celui qui est à l’origine de la destruction, ce qui semble contredire l’orgueil autodestructeur mentionné juste avant. Cependant, il n’y a pas de contradiction. L’idée est que Dieu détruira ce qui est déjà en train de se détruire.
Contrairement à ceux qui sont détruits, l’expression « pour nous qui sommes sauvés » (1 Co 1.18, COL) indique que le salut ne vient que de Dieu. Paul dit que nous sommes sauvés, c’est-à-dire que nous ne nous sauvons pas par nous-mêmes. Bien sûr, nous ne le pouvons pas. Notre salut provient d’une source extérieure. Alors que la destruction est auto-infligée, le salut ne peut être qu’accordé. C’est un don de grâce aux pécheurs. Comme le montre clairement 1 Corinthiens 1.21, c’est Dieu qui sauve ceux qui croient. En ce sens, la folie, c’est le fait de rejeter ce que Dieu a offert à l’humanité par le biais de la croix du Christ (1 Co 1.30), et de se condamner à la destruction.
« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de la grâce, le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur » <span class="bible-ref">(Rm 6.23)</span>. De quelles manières ce verset réaffirme-t-il ce que Paul disait dans 1 Corinthiens 1.18, 9 ?
Un Messie crucifié
title: Un Messie crucifié
date: 08/07/2026
Paul a écrit que les « Juifs demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse » (1 Co 1.22). La Croix, cette idée que Dieu, le Messie, avait été crucifié, n’était pas un signe auquel les Juifs s’attendaient. Ce n’était pas non plus le genre de sagesse que les Grecs recherchaient. Cette idée allait à l’encontre des attentes de tous.
Il suffit de lire comment les disciples ont réagi à l’idée de Jésus serait crucifié (voir Mc 8.31-32 ; 9.30-32 et 10.32-34) pour voir combien cette idée était étrangère et repoussante, notamment pour les Juifs. Comme nous l’avons déjà dit, les Juifs attendaient du Messie qu’il soit conquérant des Romains. Ce n’est pas ce qui arriva, du moins pas au sens militaire et temporel du terme « conquérir. »
Depuis des siècles, la Croix est un symbole de foi pour les chrétiens. Et pour les croyants du XXIe siècle, il est difficile de comprendre combien l’idée d’un Dieu crucifié pouvait paraître folle à la mentalité du Ier siècle.
Cependant, c’est précisément parce que ce message était si choquant qu’il mérite qu’on y réfléchisse. Le portrait d’un Messie crucifié montre clairement à l’univers entier jusqu’où Dieu était prêt à aller pour accomplir son plan de rédemption. L’idée même de la croix et de la mort du Seigneur sur la croix est déjà étonnante pour nous, pécheurs ici-bas. (Imaginez cependant ce que cela a dû signifier pour les êtres sans péché qui connaissaient et adoraient le Seigneur Jésus au ciel !)
Lisez Actes 13.16-47 (notamment les versets 26, 38 et 47). Que nous apprend ce message sur la signification de la Croix ?
Paul dit que Christ l’a envoyé prêcher l’évangile. Alors Paul prêche le message d’un Messie crucifié (1 Co 1.23). Il reprend ces idées dans 1 Corinthiens 2.1-5. L’apôtre était fidèle à la mission de Christ. En proclamant l’évangile, il n’a pas employé « une supériorité de langage ou de sagesse » (1 Co 2.1). À la place, il s’est concentré uniquement sur « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Co 2.2, COL). Son discours et son message « n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit, de puissance » (1 Co 2.4) car en fait, « la sagesse des humains » contraste visiblement avec « la puissance de Dieu » (1 Co 2.5).
Un Messie crucifié. C’était quelque chose de complètement inattendu pour les Juifs et les Grecs. Qu’est-ce que cela nous apprend sur le fait que Dieu n’agit pas toujours comme nous l’attendons ? Pourquoi est-il important de comprendre ce concept, en particulier lorsque les choses ne se passent pas comme nous l’avions prévu ?
Christ, la puissance et la sagesse de Dieu
title: Christ, la puissance et la sagesse de Dieu
date: 09/07/2026
Dans 1 Corinthiens 1.19, 20, 30 et 31, Paul explique en quoi la sagesse divine et la sagesse humaine sont diamétralement opposées et, par conséquent, mutuellement exclusives. Remarquez que Paul ne rejette pas la sagesse en tant que telle, mais plutôt le genre de sagesse humaine qui voudrait rivaliser avec Dieu. La sagesse humaine est incapable de libérer les hommes du péché. Seul Christ, la sagesse de Dieu, peut accomplir cette œuvre. Voyez le tableau ci-dessous.
| mais pour nous qui sommes sauvés | [le message de la Croix] est la puissance de Dieu | 1 Co 1.18 | | mais pour ceux qui sont appelés | Christ [est la] puissance de Dieu | 1 Co 1.24 |
1 Corinthiens 1.18 et 1 Corinthiens 1.24 montrent que Christ est la puissance de Dieu, au sens où il a le pouvoir de sauver les gens de leurs péchés. En effet, « c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient » (1 Co 1.21). Les expressions « nous qui sommes sauvés » (1 Co 1.18, COL), « ceux qui croient » (1 Co 1.21) et « ceux qui sont appelés » (1 Co 1.24) font référence au même groupe, à savoir les gens qui vivent l’expérience du salut par la foi. « L’évangile de Christ […] est la puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui croit » (Rm 1.16, SG21).
Christ n’est pas seulement la puissance de Dieu, mais aussi la sagesse de Dieu. Cela signifie que c’est par lui que Dieu a affronté et résolu le problème du péché, problème que la sagesse humaine était incapable de résoudre. La sagesse de ce monde est incapable de faire connaître Dieu aux hommes (1 Co 1.21). À l’inverse, c’est par Christ que nous devenons sages pour le salut (2 Tm 3.15).
Lisez 1 Corinthiens 1.24-29. Remarquez les mots ici, comme « folie », « faiblesse », « puissance » et « sagesse ». Que veut dire Paul ?
En lisant 1 Corinthiens 1.24-29, il faut également noter les termes folie et faiblesse. Le fait est que la sagesse humaine peut considérer le message de la Croix comme une folie et une faiblesse. Cependant, « la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains » (1 Co 1.25). Cela ne signifie pas que Dieu soit faible ou insensé. Cette expression montre simplement à quel point la puissance et la sagesse de Dieu dépassent de loin tout ce qui est humain.
Méditez sur la phrase « Il n’y a pas parmi vous beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles » qui ont été appelés <span class="bible-ref">(1 Co 1.26)</span>. Quel est le message pour nous ?
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 10/07/2026
Lisez Ellen White, « Le Calvaire », dans Jésus-Christ.
« Pour un grand nombre aujourd’hui, la croix du Calvaire est entourée de souvenirs sacrés. De saintes associations sont effectuées avec les scènes de la crucifixion. Mais, au temps de Paul, la croix suscitait la répulsion et l’horreur. Présenter comme Sauveur de l’humanité un homme mort sur la croix allait naturellement soulever le ridicule et l’opposition.
Paul savait bien comment son message serait accueilli à la fois des Juifs et des Grecs de Corinthe. [...] Le message qu’il se préparait à proclamer mettrait beaucoup de Juifs en colère. Pour les Grecs, ses paroles seraient pure folie. On considèrerait l’apôtre comme un faible d’esprit voulant essayer de démontrer le lien entre la croix et l’ennoblissement de la race ou le salut de l’humanité.
Mais, pour Paul, la croix était l’objet d’un intérêt suprême. Depuis qu’il avait été arrêté dans sa carrière de persécuteur des disciples du crucifié de Nazareth, jamais il n’avait cessé de se glorifier dans la croix. À ce moment-là lui avait été révélé l’amour infini de Dieu tel que manifesté dans la mort du Christ, et une transformation merveilleuse s’était opérée dans sa vie, harmonisant tous ses projets et intentions avec le ciel. Depuis, il avait été un homme nouveau en Jésus. Il sut par expérience qu’à partir du moment où un pécheur contemple l’amour du Père, tel que révélé dans le sacrifice de son Fils, et se soumet à l’influence divine, un changement s’opère dans son cœur et, désormais, le “Christ est tout et en tous” (Colossiens 3.11) » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, Doral, Floride, éditions IADPA, 2020, chap. 24, p. 182-183.
Questions pour discuter:
Dans le jardin de Gethsémani, Jésus a dit : « Mon Père, si c’est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! » <span class="bible-ref">(Mt 26.39)</span>. Qu’indique cette prière sur le prix immense que Jésus a payé sur la croix ?
Paul dit : « La folie de Dieu est plus sage que les humains » <span class="bible-ref">(1 Co 1.25)</span>. En quoi la sagesse de Dieu est-elle différente de la sagesse humaine ?
Le message d’un Christ crucifié était une occasion de chute pour les Juifs et une folie pour les Grecs. Quels thèmes bibliques prêchés aujourd’hui peuvent produire le même effet chez des auditeurs modernes, et pourquoi ?
Paul dit que « l’homme naturel n’accueille pas ce qui relève de l’Esprit de Dieu » <span class="bible-ref">(1 Co 2.14)</span>. Comment parler de Jésus à ces personnes d’une manière qui puisse toucher leur cœur ? Nos actions peuvent-elles suffire à les atteindre ?