Malheurs
title: Malheurs
date: 06/06/2026
Étude de la semaine
Marc 4.35-41; Marc 5.21-34; Romains 5.3-5; Job 19.23-27; Job 23.8-12; Luc 24.13-27; Romains 8.18, 28.
Verset à mémoriser
Un soir, alors que le soleil se couchait à l’horizon, une jeune fille qui rentrait chez elle se retrouva prise dans un orage. Elle pressa le pas, sachant qu’il lui restait encore un peu de route à faire. Une goutte tomba sur sa joue, puis une autre, et en un rien de temps, elle fut trempée. Elle se mit à courir, arriva à la porte de sa maison, l’ouvrit, et son père arriva au-devant d’elle. Il l’enveloppa d’une serviette et lui demanda: «Je te regardais depuis la fenêtre. Pourquoi est-ce que tu t’es arrêtée à chaque fois qu’on voyait un éclair? Tu souriais et tu regardais en l’air.»
«Oh, je m’arrêtais, parce que Dieu me prenait en photo!» répondit-elle.
Comment réagissons-nous quand les orages de la vie se lèvent, ou quand nous connaissons certains revers dans notre relation avec Dieu? Est-ce que nous baissons la tête pendant que la pluie nous tombe à verse sur le dos, ou bien est-ce que nous levons la tête, confiants que Dieu est là quand nous tournons nos regards vers lui?
Cette semaine, nous examinerons plusieurs réactions fréquentes en cas de difficulté. Nous examinerons comment utiliser les revers de la vie pour fortifier, et non affaiblir, notre relation la plus importante.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 13 juin.
Les tempêtes de la vie
title: Les tempêtes de la vie
date: 07/06/2026
Jésus avait passé la journée à s’adresser à de grandes foules sur les rivages de la Galilée. Ses paroles résonneraient longtemps dans leur esprit et jusque dans l'éternité.
Le soir tombait, et Jésus parla à ses disciples, en les invitant à faire un tour avec lui. «Passons sur l’autre rive» (Mc 4.35). Jésus savait qu’une tempête arrivait, mais il leur proposa d’y aller quand même. Il avait une importante leçon à enseigner à ses plus proches disciples. Vous connaissez sans doute la suite.
Relisez cette histoire de tempête dans Marc 4.35-41. Quelles leçons de foi pouvez-vous tirer de ce récit?
Réfléchissez à ces points:
- Jésus s’endort sur ce qui était sans doute le seul coussin du bateau. Les bateaux de pêche avaient généralement un seul coussin, à l’arrière, sur lequel s’asseyait celui qui dirigeait le bateau. Cette personne à la poupe guidait le bateau jusqu’à sa destination. Jésus est donc ici à la place du «capitaine», mais il s’endort au gouvernail.
- Tous les disciples n’étaient pas des novices en matière de pêche. Pierre, Jacques et Jean étaient des pêcheurs expérimentés. Ils connaissaient la mer de Galilée comme leur poche, et ils savaient comment affronter une tempête.
- C’est le seul récit évangélique qui mentionne que Jésus dort. C’est l’une des pires tempêtes de leur vie, les disciples sont terrifiés et se disent qu’ils vont mourir, et Jésus est endormi à la poupe.
- Pendant ce moment de crise, les disciples réagissent de la manière suivante: «Cela t’est donc égal?» Ils remettaient en question le caractère de Jésus et son amour pour eux. Trop souvent, c’est aussi notre réaction dans les moments difficiles.
C’est quand nous sommes désespérés qu’il peut nous arriver de vouloir nous sauver nous-mêmes (comme les disciples). Parfois, c’est quand nous ressentons la douleur ou la perte que nous nous mettons à douter de l’amour et de la sollicitude de Dieu envers nous. Nous estimons qu’il devrait agir d’une certaine manière, d’après ce que nous pensons et voyons de notre perspective humaine. Mais, comme pour les disciples, c’est dans les tempêtes de la vie que Dieu fait les plus grands miracles. Il est toujours fidèle, même quand son apparent manque d’implication n’a aucune logique pour nous. Il est là, avec nous, dans nos tempêtes, et il peut les calmer quand nous en sommes incapables.
Généralement, quelle est votre réaction quand vous devez affronter une tempête dans votre vie? Comment de tels moments affectent-ils votre relation avec Dieu? Quand avez-vous vécu 2 Corinthiens 5.7?
Guérie
title: Guérie
date: 08/06/2026
Imaginez la foule de gens affluant sur le rivage du lac de Galilée. Ils attendent que Jésus revienne depuis tôt le matin, et dès qu’il descend du bateau, ils se pressent autour de lui, puis le suivent jusqu’au village de Capharnaüm. C’est alors qu’apparaît Jaïros, le chef de la synagogue, qui supplie Jésus de venir chez lui guérir sa fille.
Dans la foule, il y a une femme qui est malade depuis de nombreuses années. Elle a dépensé tout son argent chez des médecins, mais «son état avait plutôt empiré» (Mc 5.26). Elle a entendu parler de ce grand homme de Galilée, et, le cœur rempli d’espoir, elle rassemble le peu de forces qu’il lui reste pour sortir de chez elle ce matin-là et se joindre à la foule. Pressée de toutes parts, elle étouffe presque, tandis qu’elle se rapproche peu à peu de Jésus. Et puis, malgré la bousculade, elle le voit. Elle s’encourage: «Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie» (Mc 5.28, COL).
Lisez Marc 5.21-34. Qu’arrive-t-il, et qu’apprend-on de cet événement?
L’incident montre la sollicitude et la compassion de Jésus envers les malades et ceux qui sont seuls, et qui sont généralement anonymes dans la foule. Ce jour-là, beaucoup se pressaient autour de Jésus, mais une seule a délibérément tendu la main pour toucher Jésus afin de recevoir la bénédiction dont elle avait désespérément besoin. Cependant, ce n’est pas son geste qui la guérit. C’est sa foi (Mc 5.34). «Le Sauveur sait distinguer l’attouchement de la foi du contact involontaire d’une foule insouciante» – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 336. Le vêtement de Jésus n’avait aucune force en soi. C’est plutôt la foi de la femme et son choix de le toucher qui la guérit.
Cette femme affaiblie, dans sa souffrance et sa détresse, aurait pu rester chez elle, dans son lit, ce matin-là. Mais elle avait choisi de chercher Jésus. Elle espérait le rencontrer et se lier d’amitié avec lui, dans l’espoir qu’il la guérirait. L’apercevoir ne lui suffisait pas. Elle voulait s’approcher de lui.
Jésus nous appelle à faire de même aujourd’hui. Il dit: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge; moi, je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos» (Mt 11.28, 29).
Comment cette femme dans le besoin a-t-elle illustré les idées contenues dans Romains 5.3-5? À quoi cela pourrait-il ressembler dans votre vie?
Job
title: Job
date: 09/06/2026
Quand on parle de «revers de fortune,» c’est peut-être à Job que l’on pense en premier. Il avait non seulement perdu toutes ses richesses (Jb 1.14-17), mais aussi ses enfants (Jb 1.18, 19) et sa santé (Jb 2.7). Sa femme tenta alors de le convaincre de maudire Dieu et de mourir (Jb 2.9).
Au bout de quelque temps, trois amis vinrent s’asseoir avec Job. Ils furent sous le choc de le voir ainsi, au point où ils restèrent assis avec lui, sans dire un mot, pendant sept jours (Jb 2.13). Quand finalement, ils prirent la parole, ils tentèrent d’expliquer pourquoi un tel malheur était arrivé à Job, en invoquant des raisons humaines. Mais ce faisant, ils ne firent qu’accroître involontairement sa souffrance. Les trois amis l’accusèrent, en disant qu’il devait avoir un péché caché dans sa vie dont il lui fallait se repentir (Job 8, 11, 15), allant même jusqu’à dire: «Telles sont les demeures de l’homme injuste, telle est la place de celui qui ne connaît pas Dieu!» (Jb 18.21).
Comment Job répondit-il? Lisez Job 19.23-27 et Job 23.8-12.
Malgré les événements tragiques qui le frappaient et le fait qu’il ne les comprenait pas, Job resta fidèle. Il tint bon. Il n’accusa pas Dieu et ne le maudit pas. Quand il fut tenté d’accuser Dieu, il déclara: «Nu je suis sorti du ventre de ma mère, et nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté; que le nom du Seigneur soit béni!» (Jb 1.21)
Nous vivons, nous aussi, en plein cœur de cette bataille. Satan nous accable de chagrins, de souffrances, de deuils et d’épreuves dans le cadre de son plan pour déformer notre image d’un Dieu aimant. Dans ces moments-là, il y a deux manières de réagir: accuser et rejeter Dieu ou s’accrocher à lui de toutes nos forces. Bien que la bataille fasse rage autour de nous, n’oublions pas qu’à la lumière de l’éternité, nos difficultés présentes ne sont que des épreuves temporaires (2 Co 4.16-18). L’existence va tellement plus loin que ce que nous voyons ici et maintenant, et l’un des plus grands défis pour le croyant consiste à faire confiance à Dieu même dans les moments les plus sombres. Dieu nous a révélé la réalité de son amour de bien des manières. Accrochons-nous à cette vérité cruciale, celle de l’amour de Dieu, même quand nous ne le ressentons pas forcément sur le moment.
Si vous vivez en ce moment-même des moments difficiles, courez à Dieu. Prenez votre Bible et un carnet et passez du temps avec Dieu dans la nature. Recopiez Romains 6.3-5 et réfléchissez aux différents messages de ce texte, et croyez que l’amour et la bienveillance de Dieu pour vous est le facteur le plus sûr et le plus stable dans votre vie.
La route d’Emmaüs
title: La route d’Emmaüs
date: 10/06/2026
Les dernières semaines avaient été mouvementées pour les deux disciples. Ils repassaient dans leur tête certains des événements et des conversations qu’ils avaient vécus. L’entrée triomphale dans Jérusalem et la purification du temple. La Pâque dans la chambre haute. Les prières de Jésus à Gethsémani. L’horrible trahison de Judas. Le procès, les moqueries, les coups. Le corps meurtri de Jésus suspendu à une croix et ses dernières paroles avant qu’il ne rende son dernier souffle tandis que le ciel s’assombrissait. Le voile du temple déchiré dans un grand bruit. Les tombeaux ouverts. Le corps de Jésus qu’on descendit de la croix pour le déposer dans la tombe avant le sabbat. Et puis, la confusion, le découragement, et les questions dans l’esprit des disciples. Comment avaient-ils pu autant se tromper?
Les disciples de Jésus étaient déçus, découragés et perdus. Ils venaient de vivre le plus grand échec de leur vie. Ce qu’ils ne voyaient pas, c’est que ce qu’ils traversaient n’était qu’un instant dans l’histoire la plus formidable de tous les temps. Tandis que deux d’entre eux faisaient route vers Emmaüs, Jésus apparut et marcha avec eux.
Lisez la conversation dans Luc 24.13-27 et réfléchissez aux deux perspectives différentes: celle des deux disciples et celle de Jésus.
Une fois leurs yeux ouverts, les deux disciples se précipitèrent à Jérusalem pour partager avec les autres tout ce qui était arrivé sur la route (Lc 24.33, 34). Quand Jésus vint et se tint au milieu d’eux, ils furent terrifiés. Remarquez les questions qu’il leur pose: «Pourquoi êtes-vous troublés? Pourquoi des doutes vous viennent-ils?» (Lc 24.38).
Jésus a le même message pour nous aujourd’hui. Trop souvent, nous oublions qu’il marche à nos côtés quand nous sommes au creux de la vague. Trop souvent, nous ne le reconnaissons pas. Trop souvent, nous oublions que l’histoire ne s’arrête pas là. Trop souvent, nous sommes troublés et des doutes nous viennent, car nous oublions que notre vie est en sécurité entre les mains de Jésus. Et trop souvent nous pensons en savoir plus que lui sur ce qui se passe réellement dans nos vies (Lc 24.18).
La Bible nous donne d’excellents conseils sur la manière de réagir aux difficultés et aux échecs. Prenez du temps pour étudier ces courts passages: Romains 8.28; Philippiens 4.4-13; Jacques 1.2-4, 12; et 2 Corinthiens 12.9, 10. Dans le cadre de votre étude, mettez par écrit trois messages clé que vous pouvez partager avec quelqu’un qui est confronté à des malheurs en ce moment, en gardant 2 Corinthiens 1.4 en tête.
Voir Jésus
title: Voir Jésus
date: 11/06/2026
Avez-vous déjà souhaité pouvoir voir Jésus lorsque vous vous sentez découragé ? Imaginez-vous dans le rêve suivant.
«Je me voyais assise, la tête entre les mains, en proie au plus profond désespoir, et faisant ces réflexions: “Si Jésus était ici-bas, j’irais à lui, je me jetterais à ses pieds, et je lui dirais toute ma douleur. Il ne se détournerait pas de moi, il me ferait miséricorde; je l’aimerais et le servirais toujours”. À ce moment précis, la porte s’ouvrit, une personne d’une grande beauté entra. Elle me regarda avec un air de pitié, et me dit: “Veux-tu voir Jésus ? Il est ici, tu peux le voir si tu veux. Prends tout ce que tu possèdes et suis-moi”.\ Ces paroles me remplirent d’une joie indicible, et, très contente, je ramassai le peu que j’avais, et je suivis mon guide. Il me fit monter des escaliers escarpés et apparemment peu solides. Lorsque je commençai mon ascension, il m’avertit d’avoir à tenir les yeux fixés en haut de peur d’être prise de vertige et de tomber. C’est ce qui était arrivé à beaucoup de ceux qui m’avaient précédée avant d’être au haut de l’escalier.\ Après avoir gravi la dernière marche, nous nous trouvâmes devant une porte. Ici, mon guide m’invita à me débarrasser de tout ce que j’avais pris avec moi, ce que je fis avec joie. Puis il ouvrit la porte et m’invita à entrer. Je fus bientôt en présence de Jésus. Impossible de se tromper. Cette expression de bienveillante majesté ne pouvait être que la sienne. Dès que son regard se posa sur moi, je sentis qu’il connaissait toutes les circonstances de ma vie, ainsi que mes pensées et mes sentiments les plus secrets.\ Incapable de supporter ses regards scrutateurs, je tentai de m’y soustraire, mais s’approchant de moi, il posa la main sur ma tête, et me dit en souriant: “Ne crains point”. Les accents de cette douce voix firent tressaillir mon cœur d’une joie inconnue jusqu’alors. Cette joie m’ôta l’usage de la parole; vaincue par un bonheur ineffable, je tombai prosternée à ses pieds. Pendant que j’étais là, défaillante, je vis se dérouler sous mes yeux des scènes de beauté et de gloire. Il me semblait être parvenue à la sécurité et à la paix du ciel. Enfin, les forces me revinrent, et je me levai. Les regards aimants de Jésus se posaient encore sur moi, et son sourire me remplissait d’allégresse. Sa présence m’inspirait à la fois un saint respect et un amour indicible. […]\ Ce rêve me redonna l’espoir [et] la foi, et je commençai à comprendre la beauté et la simplicité de la confiance en Dieu» – Ellen G. White, Premiers écrits, p. 79-81.
Même dans les malheurs de la vie, concentrons-nous sur Jésus et sur ce qu’il nous révèle de l’amour de Dieu pour nous.
Quelle espérance pouvez-vous retirer de ce qui est écrit dans Romains 8.18, 28?
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 12/06/2026
C’est quand nous sommes face aux difficultés de la vie que nous avons le plus besoin de nous accrocher à Dieu. Les thèmes que nous avons explorés tout au long de ce trimestre contribuent tous à maintenir ou rafraîchir une marche forte avec Dieu. Lorsque vous êtes confronté à un malheur tel qu’un problème de santé, des difficultés financières, une rupture conjugale, le décès d’un proche ou tout autre fardeau qui vous prive de joie, posez-vous les questions suivantes et réfléchissez aux leçons étudiées jusqu’à présent.
Questions pour discuter:
Comment les épreuves que vous traversez ou avez traversées ont-elles influencé votre image de Dieu? Comment pouvez-vous mieux percevoir le véritable caractère de Dieu?
Quand pour la dernière fois avez-vous prié pour que la voix de Dieu soit plus forte dans votre vie que celle de l’ennemi? N’oubliez pas que le voleur (Satan) vient pour voler, tuer et détruire, mais que Dieu donne la vie en abondance <span class="bible-ref">(Jn 10.10)</span>.
Votre cœur est-il humble? Avez-vous confiance que Dieu est souverain et qu’il dirige votre vie, malgré les épreuves? Dans le cas contraire, comment apprendre à avoir cette confiance pleine d’humilité en la bonté et l’amour de Dieu?
Au quotidien, êtes-vous ancré dans la Parole de Dieu? Demandez à Dieu de ranimer votre amour pour lui quand vous traversez des moments difficiles.
Quand pour la dernière fois vous êtes-vous tourné vers Dieu pour qu’il vous console et vous conseille dans la prière, en ayant confiance qu’il a tenu sa promesse de ne jamais vous abandonner ni vous délaisser? <span class="bible-ref">(He 13.5)</span>
Si votre foi est faible, priez: «Je crois! Viens au secours de mon manque de foi!» <span class="bible-ref">(Mc 9.24)</span> Entourez-vous de personnes qui peuvent vous encourager plutôt que vous décourager.
Le monde ne se préoccupe pas toujours de ceux qui sont faibles, ignorants, blessés et brisés. Le message de Dieu: «Quand tu es faible, moi je suis fort», est un message qui peut transformer radicalement la vie des gens. Pensez à quelqu’un que vous pourriez encourager avec ce message aujourd’hui.
Résumé: Nous vivons toujours dans un monde de péché, plein de chagrin et de souffrance, et chacun de nous doit affronter des épreuves qui peuvent nous amener à douter de l’amour de Dieu. En repensant à la manière dont divers personnages bibliques ont réagi aux revers de la vie, prenons courage. Dans de telles circonstances, notre réaction peut renforcer notre relation avec Dieu, lui qui ne change pas et dont l’amour reste constant.