Repentance et pardon
title: Repentance et pardon
date: 30/05/2026
Étude de la semaine
Ésaïe 61.10; Osée 6; Actes 3.18, 19; Exode 34.1-10; Romains 6.23; Matthieu 22.1-14.
Verset à mémoriser
La Terre promise semblait bien loin des Israélites, qui campaient sous la nuée dans la plaine. Moïse était monté dans l’obscurité épaisse, qui avait couvert le sommet de la montagne il y avait bien longtemps déjà. Leur chef était certainement mort depuis, pensaient-ils. Sinon de faim, mais peut-être à cause du feu dévorant qui brûlait là-haut. La foule disparate était agitée et impatiente, prête à entrer dans le pays où coulent le lait et le miel. Ce sont pourtant les mêmes qui avaient, quelques jours auparavant, promis solennellement à Dieu de lui obéir. À présent, voilà qu’ils demandaient une image qu’ils puissent voir. Ils s’assemblèrent autour de la tente d’Aaron et exigèrent qu’il leur fabrique une idole. Craignant pour sa sécurité, Aaron accepta. Nous lisons le déroulement de cette triste histoire dans Exode 32-34.
Ce récit n’est qu’une histoire parmi d’autres dans la Bible qui nous parle de repentance et de pardon, le thème de l’étude de la leçon de cette semaine. Tandis que vous avancez dans chaque leçon, gardez en tête le verset à mémoriser. Oui, nous péchons, mais grâce à la Croix et au plan du salut, le pardon est toujours là pour le pécheur repentant qui confesse ses péchés.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 6 juin.
Le tourbillon de la vie
title: Le tourbillon de la vie
date: 31/05/2026
La semaine avait été très chargée. Elle savait qu’il restait beaucoup de choses à faire avant le sabbat, mais l’urgent semblait prendre le pas sur l’important, et avant même qu’elle s’en rende compte, le soleil était déjà couché. Ce vendredi soir, la famille partagea un repas et un culte spécial.
Le lendemain matin, elle se réveilla tôt, et remarqua que la salle de bains était sale, alors elle passa un petit coup d’éponge partout. Puis elle vit que son fils avait mouillé ses draps, alors elle les mit dans la machine avec d’autres vêtements tout en préparant le petit-déjeuner pour sa famille. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas prévu de dessert pour le déjeuner, alors elle prépara rapidement un gâteau à la banane. Elle vit aussi que son mari avait besoin d’une chemise pour l’église, alors elle en repassa une, puis plia quelques vêtements et sortit la poubelle.
C’est alors qu’elle comprit. Mais on est sabbat, un jour que j’aime plus que tous les autres! Et pourtant, je suis là, à faire toutes ces tâches ménagères et à me priver de ce que le sabbat est vraiment: un temps pour se rapprocher de Dieu.
L’espace d’un instant, elle chercha à justifier ses actes: ce n’était que de petites choses après tout. Mais était-ce vraiment le cas? Elle se rendit compte qu’elle agissait comme Marthe, «qui s’affairait à beaucoup de tâches» (Lc 10.40), mais les paroles de Jésus résonnèrent dans sa tête: «Tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part: elle ne lui sera pas retirée» (Lc 10.41, 42). La bonne part. Assise aux pieds de Jésus par amour pour lui, pas seulement le sabbat, mais chaque jour. Ce n’est pas ce qu’elle avait choisi ce matin-là.
Elle aimait Dieu, mais il était facile d’oublier qu’il lui avait offert le sabbat comme espace temporel pour renforcer leur relation. Debout seule dans la cuisine, elle se mit à pleurer silencieusement.
Le but de cet exemple n’est pas de se focaliser sur ce que l’on doit faire ou ne pas faire le jour du sabbat. Il sert plutôt à nous rappeler pourquoi il est important de remarquer ce qui affaiblit ou brise notre relation avec Dieu. Quand nos cœurs ressentent la douleur du péché et de la séparation et que nous faisons appel à Jésus, il est très proche (Ps 53.2). Dans ses mains tâchées de sang, il tient une robe blanche. Il voit nos larmes de repentance et il nous retire nos vêtements sales. Puis il nous enveloppe de sa pure robe de justice. Sa pureté couvre notre péché, complètement et parfaitement. Nous pouvons laver notre robe dans son sang (Ap 7.14).
En quoi Ésaïe 64.6, Zacharie 3.4 et Ésaïe 61.10 révèlent-ils cette vérité importante sur la justice de Christ? Pourquoi doit-on toujours nous accrocher avec ferveur à ce qui est promis ici?
Les invitations du Saint-Esprit
title: Les invitations du Saint-Esprit
date: 01/06/2026
Alors qu’il réfléchissait à la distance qui s’était installée entre lui et sa femme, il savait qu’il avait eu tort. Il avait été cruel et dur, et il avait dit des choses qu’il regrettait. Pourtant, il se demanda immédiatement: Mais au fond, elle l’avait quand même un peu mérité, non?
Ce raisonnement vous est familier? On passe facilement d’un sentiment de remords à une justification de nos pensées et de nos actes. Il n’est pas toujours facile de dire: «Je suis désolé» quand nous avons tort. C’est pourtant essentiel pour rebâtir ou pour améliorer n’importe quelle relation.
C’est la même chose entre nous et Dieu. Le Saint-Esprit attire souvent notre attention sur les péchés que nous commettons. Nos cœurs sont touchés à cause de ces appels, mais c’est très facile d’étouffer cette petite voix quand nous cherchons à justifier pourquoi nous avons agi de telle ou telle manière. L’un des rôles du Saint-Esprit est de «convaincre le monde de péché» (Jn 16.7, 8, COL). Quel cadeau incroyable de la part de Dieu (Lc 11.13)! Nous avons tant besoin de telles convictions pour combler le fossé qui peut s’installer pendant notre marche avec lui!
Lisez Osée 6. Que remarquez-vous précisément sur la manière dont Dieu se décrit dans son appel à la repentance?
Réfléchissez au rôle du Saint-Esprit dans l’opération qui consiste à nous rattacher au cep (Jn 15.4). «Nous déplorons fréquemment nos mauvaises actions, mais à cause de leurs conséquences désagréables: ce n’est pas là la vraie repentance. Une douleur sincère à l’égard du péché est le résultat de l’opération du Saint-Esprit. L’Esprit fait connaître l’ingratitude du cœur qui fait peu de cas du Sauveur et qui l’a contristé, et il nous amène, repentants, au pied de la croix. Chaque péché inflige à Jésus une nouvelle blessure. […] Nous pleurons sur les péchés qui l’ont affligé. De tels pleurs conduisent à renoncer au péché» – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 289.
À vrai dire, notre relation avec Dieu ne peut pas grandir quand un péché invétéré se dresse entre nous et lui. Nous ne sommes pas parfaits, mais nous pouvons, et nous devons, nous repentir de nos péchés quand le Saint-Esprit attire notre attention sur eux (Ep 4.30).
Quand pour la dernière fois avez-vous entendu un reproche ou un appel à la repentance? Comment avez-vous réagi? Passez un moment dans la prière. Demandez à Dieu d’attendrir votre cœur et cette semaine, ouvrez vos oreilles à sa voix dans sa Parole.
La véritable repentance
title: La véritable repentance
date: 02/06/2026
Le monde sécularisé nous bombarde de messages d’indépendance, d’hédonisme et d’exaltation de soi, aux antipodes de l’invitation de Dieu au service et à la douceur (Mt 5.5). Chose intéressante, les premiers mots rapportés dans la Bible par Jean Baptiste et Jésus étaient similaires. Jean a dit: «Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche» (Mt 3.1, 2, COL). Jésus a dit: «Le temps est accompli, et le royaume de Dieu s’est approché: repentez-vous et croyez à l’Évangile» (Mc 1.14, 15, DRB; voir également Lc 24.46, 47). Jésus et Jean ont tous deux appelé leurs auditeurs à la repentance car le royaume des cieux était proche. Se pourrait-il que ce même message soit tout autant d’actualité aujourd’hui?
Lisez Actes 3.18, 19. Pourquoi la repentance est-elle si importante pour la croissance spirituelle? Qu’est-ce qu’un temps de «rafraîchissement» (COL)?
La gentillesse et la bonté de Dieu nous mènent à la repentance (Rm 2.4). La repentance suppose deux étapes: (1) un regret sincère de nos péchés; et (2) la décision honnête d’abandonner le péché. Dans la Bible, la repentance est presque toujours liée au pardon. On se repent sincèrement. Dieu pardonne. C’est aussi simple que cela (1 Jn 1.9; Ap 3.19). «Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme certains le pensent; au contraire, il fait preuve de patience envers nous, voulant qu’aucun ne périsse mais que tous parviennent à la repentance» (2 P 3.9, SG21).
Jésus a souffert, il est mort, et il est ressuscité afin que quand nous nous repentons, sa grâce peut faire un miracle dans notre vie. Le monde nous dit que nous sommes très bien comme nous sommes. Dieu, lui, nous demande de nous tourner vers lui dans la repentance et la foi (Ac 20.21), en nous remettant totalement entre ses mains. Il pourra ainsi émonder et façonner nos caractères à sa ressemblance, et nous témoignerons de lui (Jn 15.2, 8). Ensuite, nous grandirons et produirons du fruit digne de la repentance (Mt 3.8).
«Aucun repentir n’est sincère s’il n’entraîne pas une œuvre de réformation. La justice du Christ n’est pas un manteau destiné à couvrir des péchés qu’on ne veut ni confesser ni abandonner; c’est un principe de vie qui transforme le caractère et qui dirige la conduite» – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 549.
La repentance mène à la vie <span class="bible-ref">(Ac 11.18)</span>. C’est un élément vital pour que notre relation avec Dieu s’épanouisse. Entre s’abandonner, se repentir et laisser Dieu vous émonder, quelle étape est la plus difficile pour vous?
Une grâce suffisante
title: Une grâce suffisante
date: 03/06/2026
Quand nous ressentons le poids de notre péché et que nous laissons le Saint-Esprit nous conduire au pied de la croix, demandons le pardon de Dieu, sachant que «le Seigneur est compatissant et clément, patient et grand par la fidélité» (Ps 103.8). Dieu lui-même a prononcé ce verset (Ex 34.6) quand son peuple élu l’avait attristé.
Lisez Exode 34.1-10. Quelle vérité cruciale se trouve dans ce passage?
Le fait que le Seigneur soit compatissant et clément, patient et grand par la fidélité et la loyauté est la raison même pour laquelle Jésus est mort sur la croix: pour que notre relation avec Dieu puisse redevenir saine.
C’est quand nous sommes disposés à reconnaître et confesser notre péché, quand nous disons «O Dieu, prends en pitié le pécheur que je suis!» (Lc 18.13), que Jésus (qui agit déjà en nous et pour nous avec le Saint-Esprit avant même que nous l’appelions) voit notre fardeau et nous l’enlève. Au Calvaire, Jésus s’est chargé de nos fardeaux, et il est très proche quand nous venons à lui. Avant cela, il nous cherche déjà, lui le bon Berger: il se tient à la porte et il frappe (Ap 3.20). Ne restons pas éloignés de la Croix, en regardant Dieu de loin. Précipitons-nous vers Jésus et échangeons nos péchés et nos fardeaux contre sa justice (Za 3.4).
Lisez lentement les versets suivants. Écrivez avec vos propres mots ce qu’ils vous disent sur la grâce de Dieu envers vous:
- «Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de la grâce, le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur» (Rm 6.23).
- «Mais là où le péché a foisonné, la grâce a surabondé. Afin que, tout comme le péché a régné dans la mort, de même la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus-Christ, notre Seigneur» (Rm 5.20, 21).
- «Or voici comment Dieu, lui, met en évidence son amour pour nous: le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs» (Rm 5.8).
La robe la plus coûteuse
title: La robe la plus coûteuse
date: 04/06/2026
Les beaux vêtements définissent trop souvent les riches selon les normes mondaines. Certaines personnes disent: «Je m’habille de cette façon pour exprimer qui je suis.» Mais au ciel, en-dehors des relations, tout le reste disparaîtra (Mt 6.19-21). Notre identité personnelle devrait se résumer en Jésus et sa parfaite robe de justice.
Lisez dans Matthieu 22.1-14 la parabole que Jésus a racontée pour expliquer cette idée. Quels messages trouvez-vous dans cette parabole?
Jésus a appelé l’homme sans vêtement «ami» et malgré son absence de réponse, ils avaient certainement une relation. L’homme devait être au courant pour la robe, mais il avait choisi de ne pas la porter. Le caractère de Jésus est parfait et sans tache, et il nous l’offre afin que nous soyons «vêtu[s] de fin lin, resplendissant et pur» (Ap 19.8), «sans tache, ni ride, ni rien de semblable» (Ep 5.27).
Le fin lin blanc, «c’est la justice du Christ, son caractère irréprochable qui est communiqué par la foi à tous ceux qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel» — Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 270.
Avant de pécher, Adam et Ève portaient une robe de lumière. Après avoir péché, ils ont pris conscience qu’ils étaient nus (Gn 3.7). Alors Dieu remplaça le vêtement de feuilles de figuier qu’Adam et Ève s’étaient fabriqué par un vêtement de peau d’animaux. Pour confectionner ce vêtement, un sacrifice avait été nécessaire. De la même manière, nous acceptons le sacrifice de Jésus en acceptant sa robe de justice. «Honteux de leur nudité, ils essayèrent de remplacer leurs vêtements célestes par des feuilles de figuier qu’ils cousirent ensemble. […] Rien ne pourra jamais remplacer la robe d’innocence qu’ils ont perdue. Ceux qui seront assis avec le Christ et ses anges au festin de noces de l’Agneau ne seront pas revêtus de feuilles de figuier ni d’habits de ce monde. Seuls les vêtements qui ont été préparés par le Seigneur nous permettront de nous présenter devant lui. Le Christ enveloppera de sa robe de justice tous ceux qui se repentent et qui croient» — Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 270, 271.
Réfléchissez: Chaque jour, nous devons nous revêtir de la robe de justice de Jésus. Qu’est-ce que cela veut dire, et comment faire?
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 05/06/2026
La Bible emploie souvent des métaphores agricoles pour décrire notre condition spirituelle. Osée 10.12 est un exemple parmi d’autres de ce dont nous avons parlé cette semaine:
«Vous, semez pour vous la justice, moissonnez à la mesure de la fidélité, défrichez-vous un champ nouveau! Il est temps de chercher le Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne et fasse pleuvoir pour vous la justice.»
Nous semons, récoltons, cassons le sol dur, défrichons et cherchons à nous rapprocher de Dieu. Le sol de notre cœur doit être préparé et prêt pour la pluie (le Saint-Esprit) qui doit tomber. Dieu peut nous donner le désir de préparer le sol, mais, en définitive, une relation avec Dieu, c’est un partenariat (voir Ph 2.12, 13). Tournons-nous vers lui, tendons-lui la main et accrochons-nous à lui. Alors il agira en nous pour faire le reste.
On trouve dans les versets suivants un grand exemple de ce que signifie s’accrocher à Dieu: «Vos yeux ont vu ce que le Seigneur a fait à Baal-Péor: le Seigneur, ton Dieu, a détruit de ton sein tout homme qui avait suivi le Baal de Péor. Mais vous qui vous êtes attachés au Seigneur, votre Dieu, vous êtes tous vivants aujourd’hui» (Dt 4.3, 4).
Questions pour discuter:
«Ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal» (Mt 6.13, SG21). Jésus a enseigné spécifiquement à ses disciples à prier de cette manière, mais gardons-nous cette pensée dans nos prières quotidiennes? Priez-vous régulièrement pour être protégé de la tentation et du péché?
Comment expliqueriez-vous le don précieux de la robe de justice de Christ à un non-chrétien ou à un jeune croyant?
En quoi la robe de justice de Christ est-elle liée au message du sanctuaire, qui représente Dieu qui pardonne et qui purifie le pécheur repentant? Comment comprenez-vous la beauté et la richesse de ce message?
Résumé: Identifier nos péchés en réponse aux invitations du Saint-Esprit et nous abandonner dans la repentance sont des éléments essentiels pour entretenir une relation épanouissante avec Dieu. Savoir que nous sommes complètement pardonnés et couverts par la robe de justice de Jésus est l’expérience la plus transformative qui soit pour un être humain. Non seulement nous sommes débarrassés du poids du péché, mais nous sentons l’amour de Dieu nous envelopper tandis que nous nous rapprochons de lui. Nous nous attachons ainsi à Dieu, nous sommes fortifiés spirituellement, et nous sommes poussés à l’aimer de toutes les fibres de notre être.