Leçon 01 — Examen de conscience

Examen de conscience


title: Examen de conscience

date: 28/03/2026

Étude de la semaine

Apocalypse 3.14-22; Apocalypse 4.9-11; Genèse 2.7; Genèse 3.8-10; Jérémie 31.3, 4; Jean 15.1-11; Romains 8.9-11.

Verset à mémoriser

Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés.

Demeurez dans mon amour (Jean 15.9).

Comment décririez-vous votre relation avec Dieu aujourd’hui? Est-elle vivante et solide? Passez-vous du temps à investir dans la relation avec Dieu, à sonder sa Parole inspirée, et à lui parler comme à un ami? Si oui, combien de temps y consacrez-vous?

Par ailleurs, vous sentez-vous poussé à partager avec les autres votre relation avec Dieu, parce que c’est la relation la plus merveilleuse de votre vie? Ou bien votre relation avec Dieu a-t-elle décliné avec le temps? Elle est là, bien sûr, et vous faites acte de présence de temps en temps, mais pour être honnête, elle n’est plus aussi solide. Ou alors vous êtes peut-être dans cet entre-deux, que la Bible qualifie de «tiède» (Ap 3.16)?

D’après vous, les anges se demandent-ils pourquoi nous ne vivons pas dans l’adoration de notre Sauveur et Rédempteur, le cœur assoiffé et l’esprit ardent, avec l’envie de nous rapprocher de Dieu chaque jour? Car c’est une relation qui change vraiment tout, dès maintenant et jusque dans l’éternité.

Cette semaine, réfléchissons à l’état actuel de notre relation avec Dieu et aux conseils que la Bible a pour nous. En effet, à moins de se livrer à un honnête examen de conscience et d’écouter la solution que propose Jésus, il est impossible de sortir de notre situation.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 4 avril.

Notre condition


title: Notre condition

date: 29/03/2026

Vous êtes-vous déjà demandé ce que Jésus dirait s’il devait décrire votre relation actuelle avec lui? Il dirait peut-être qu’elle est solide, ou bien qu’elle était plus solide avant. Vous êtes-vous déjà demandé ce que Jésus dirait s’il devait décrire son peuple en ces derniers jours? Il se trouve que Jésus nous dit tout cela, dans Apocalypse 3.14-22. Il commence par déclarer qu’il est «le témoin fidèle et vrai, le commencement même de la création de Dieu» (Ap 3.14). Un témoin fidèle et véritable ne ment pas, mais parle avec clarté et avec honnêteté.

Lisez Apocalypse 3.14-17, où Jésus décrit la condition spirituelle de son peuple aujourd’hui. Ces textes correspondent-ils à votre situation personnelle?

Jésus nous dit, à nous chrétiens qui vivons dans les derniers jours, qu’il nous connaît. Nous ne sommes ni chauds ni froids, parce que, de notre point de vue, nous n’avons besoin de rien. Les jours et les semaines passent, et nous passons un peu de temps avec Dieu ici et là, et nous pensons que c’est suffisant. Mais ce n’est pas le cas. Nous avons plutôt désespérément besoin de lui, bien plus que nous ne l’imaginons. Si seulement nous pouvions aimer et vivre pour Jésus de tout notre cœur, ou alors pas du tout. Du point de vue de Dieu, cela vaudrait mieux que d’être tiède. Jésus dit qu’il nous vomira de sa bouche parce que nous avons aussi mauvais goût que nous sommes mauvais. Mais il ne l’a pas encore fait, et il nous demande de faire des choix courageux dès maintenant.

Quel conseil nous donne-t-il dans Apocalypse 3.18, 19?

À l’époque, «acheter» quelque chose signifiait troquer ou échanger des biens. Ici, Jésus nous fait une proposition généreuse: notre apathie en échange de son or, de ses vêtements blancs et de son collyre. Il veut nous rendre riche à ses yeux. Il veut nous revêtir de sa robe de justice parfaite. Et il veut nous ouvrir les yeux afin que nous puissions voir cette vérité: comment une relation durable avec lui change absolument tout. Il nous offre tout ce dont nous avons besoin, surtout parce que nous ne pouvons combler nos besoins tout seuls. Lui seul le peut, et il le fera, mais seulement si nous le voulons.

Si vous trouvez que c’est douloureux de sonder votre cœur et d’examiner votre condition spirituelle, quelle espérance ces versets vous offrent-ils aujourd’hui?

Reprendre, repentir et récompenser


title: Reprendre, repentir et récompenser

date: 30/03/2026

«Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime» nous dit Jésus dans Apocalypse 3.19. «Aie donc du zèle et repens-toi!» (COL). Aucun d’entre nous, ne serait-ce qu’une seconde, ne pourrait dire à juste titre que Jésus ne se soucie pas de nous ou de notre avenir. Il aurait été tellement plus facile pour lui d’abandonner l’humanité et de ne pas emprunter ce chemin douloureux qu’il a choisi sur cette terre. C’est précisément parce qu’il nous aime infiniment qu’il nous reprend. Il veut une relation bien plus solide, bien plus profonde avec nous. Il n’est pas satisfait de notre inconstance, de notre approche du type: «Je viendrai à lui quand j’aurai besoin de lui.»

Jésus nous reprend pour notre bien. Il nous dit de nous repentir. Mais il est impossible de se repentir à moins de prendre conscience que quelque chose ne va pas. Or, il nous dit exactement ce qui ne va pas chez nous: nous pensons être riches, alors qu’en réalité, nous sommes «misérable[s], pitoyable[s], pauvre[s], aveugle[s] et nu[s]» (Ap 3.17).

Lisez Apocalypse 3.20. Quelle promesse avons-nous ici? Mais que doit-on faire pour la recevoir?

Quelle description saisissante et merveilleuse. Le Dieu de l’univers veut s’asseoir à table avec vous, avec moi. Il voudrait un engagement mutuel et une conversation autour d’un bon repas. C’est la description d’une relation proche et durable, et Jésus nous invite à l’avoir avec lui.

Jésus attend patiemment, et il frappe à la porte de votre cœur. Vous avez peut-être déjà vu ces dessins dans les livres d’enfants: un Sauveur courtois qui toque doucement. Il ne fait pas brusquement irruption en vous forçant à parler avec lui. Il ne s’impose pas dans votre emploi du temps ou votre vie bien chargée. Le temps presse. Alors si vous l’entendez, ouvrez la porte. Il sera là pour entrer dans votre vie.

Cette métaphore illustre le genre de relation que Jésus veut avoir avec chacun de nous. Mais un jour, vous rencontrerez Jésus face-à-face, vous jetterez votre couronne à ses pieds dans un geste d’adoration et de louange avec des milliers et des milliers d’autres personnes (Ap 4.9-11, Ap 5.11-14). À ce moment-là, quand vous essaierez de repenser à vos épreuves terrestres et que vous vous rendrez compte combien elles étaient insignifiantes, pensez-vous que vous regretterez le temps passé avec Jésus ici-bas?

Jésus frappe en ce moment. Il appelle. Mais c’est vous qui devez faire le choix conscient de lui ouvrir votre cœur. Comment le fait de contempler la Croix et de réfléchir à ce qu’elle signifie peut-il vous inciter à faire ce choix?

Un amour éternel


title: Un amour éternel

date: 31/03/2026

Après avoir décrit notre apathie, Jésus nous dit que c’est quelque chose que l’on peut vaincre. «Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi-même j’ai été vainqueur et je me suis assis avec mon Père sur son trône» (Ap 3.21). Pour certains d’entre nous, il s’agit peut-être de notre plus grande bataille: prendre simplement conscience de notre faiblesse, de notre autosuffisance, accepter la réprimande de Jésus, nous repentir, et recevoir la robe de justice de Jésus sur nous, avec des yeux qui voient vraiment.

Ce qui est vraiment extraordinaire, c’est que Jésus comprend notre tiédeur et notre apathie, et il s’identifie à nous (non pas que Jésus ait jamais été tiède). Il dit: «le vainqueur […] comme moi-même j’ai été vainqueur» (Ap 3.21). Puisqu’il est mort pour nous sauver, Jésus a vaincu le péché et son châtiment. Il comprend les batailles du péché que nous devons affronter et il promet de nous aider.

Dans la Bible, beaucoup de gens ont répondu à l’invitation de Dieu à entrer dans une relation d’alliance avec lui. C’est le fil conducteur de toute la Bible. Quand nous regardons certains de ces personnages de plus près, nous voyons que Dieu a interagi différemment avec eux selon les moments.

Que nous apprennent ces récits sur la manière dont Dieu interagit avec nous dans différentes situations?

  • Genèse 2.7; 3.8-10
  • Genèse 5.24
  • Genèse 6.13
  • Genèse 12.1-4
  • Exode 34.29

Que Dieu ait littéralement marché avec ses enfants ou qu’il ait juste parlé avec eux, le fait est qu’il a toujours souhaité être proche de l’humanité. Peu importe où vous en êtes dans votre relation avec lui aujourd’hui. Dieu veut être proche de vous. Cette idée est présentée dans Jérémie 31.3, 4:

«De loin le Seigneur m’est apparu: Je t’aime d’un amour éternel; c’est pourquoi je te conserve ma fidélité. Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie.»

Que votre journée commence ou se termine, Dieu vous cherche et il vous attend. Il veut vous attirer à lui. Il veut bâtir, ou rebâtir, votre relation avec lui. Et si cela ne se fait pas, c’est vous qui êtes en cause, pas lui.

En ce moment, qu’est-ce qui, dans votre vie, peut entraver (et entrave) votre relation avec Dieu, à moins de remporter une victoire dessus?

Demeurez


title: Demeurez

date: 01/04/2026

Derrière Jésus, les disciples descendirent les marches de la chambre haute. Tandis qu’ils marchaient ensemble vers Gethsémani, en cette nuit la plus importante de toute l’histoire de la terre, ils ne se rendaient sans doute pas compte de la solennité des dernières paroles que Jésus leur avait adressées dans la chambre haute.

Que dit Jésus dans Jean 15.1-11?

Ces paroles, prononcées par Jésus lui-même, décrivent en quoi consiste une relation étroite avec Dieu. Remarquez le mot qui est répété, non pas deux, mais dix fois: demeurez. Demeurer en Jésus, c’est vivre en lien avec lui.

Alors que la Croix l’attend, non seulement Jésus souligne l’importance de demeurer en lui, mais il présente clairement et simplement comment cela se manifeste concrètement dans nos vies.

C’est-à-dire: Jésus est le cep, et nous sommes les sarments. En demeurant en (en étant liés à) lui, du fruit se développera sur nos branches. Nous ne pouvons faire pousser du fruit tout seuls. Parfois nous pouvons avoir l’air de demeurer en lui, mais notre absence de fruits prouve le contraire, et nos branches finissent par sécher. Si nous sommes atrophiés, le Vigneron finira par couper les sarments. Que nous portions du fruit ou non, nos sarments seront taillés.

En même temps, nous avons tous des défis et des moments difficiles. Si nous demeurons en lui, ces moments produiront plus de fruit sur le long-terme. Porter du fruit confirme qui nous sommes (des disciples). Nous portons du fruit pour lui donner gloire (et non pour recueillir la gloire). Demeurer en Jésus signifie garder ses commandements, qui sont un reflet de son merveilleux caractère d’amour désintéressé. Demeurer en Jésus apporte une grande joie. Demeurer en Jésus signifie faire ce qu’il nous demande. «Car l'amour de Dieu, c’est que nous gardions ses commandements. Et ses commandements ne sont pas un fardeau» ( Jn 5.3).

Quand on y pense, demeurer en Jésus est l’un de nos antidotes à notre condition laodicéenne (Ap 3.20, Jn 15.4). C’est le grand secret d’une vie épanouie et pleine de sens ici-bas et jusque dans l’éternité. Et pourtant, nous oublions facilement les conseils de Jésus.

En définitive, Jésus dit à chacun de nous: «Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour» (Jn 15.9). L’amour de Jésus est la corde la plus puissante qui nous attire à lui, et quand nous connaissons cet amour, nous réagissons avec amour à Dieu et aux autres.

La sève


title: La sève

date: 02/04/2026

Demeurer en Christ peut parfois devenir l’une des choses les plus difficiles à faire. On a beau savoir que c’est ce qu’il nous faut, la vie nous entraîne dans son tourbillon, et tout semble trop dur. Suivre Dieu peut s’apparenter au fardeau le plus lourd qui soit, notamment quand quelqu’un vous harcèle pour vous obliger à suivre Jésus. Ce type de religion peut donner l’impression d’être une corvée, parce qu’il est question d’actions extérieures et non de ce qu’il y a dans le cœur. Rien n’est plus éloigné de ce que Dieu désire, à savoir une relation fondée sur l’amour mutuel, et non sur des règles: une relation choisie (dans laquelle c’est lui qui vous a choisi le premier) fondée sur l’amour et le libre arbitre.

Parfois nous pouvons être en partie relié au Cep, mais sans vraiment demeurer en lui de toutes les fibres de notre être. Nous pouvons aller à l’église, prier, et faire ce que nous savons être bien, mais à l’intérieur, nous nous sentons desséchés. La vérité est la suivante: Nous ne pouvons demeurer par nous-mêmes en Jésus, pas plus qu’un sarment ne peut s’attacher tout seul à un cep. Dieu nous a aimés en premier. Il a fait le premier pas. Notre réponse est toujours une réaction à ce que Dieu a d’abord fait pour nous. Si l’on observe comment une vigne survit pendant l’hiver, on apprend quelque chose de fascinant: les bourgeons sur les sarments se déshydratent et s’isolent du reste de la plante jusqu’au printemps. Quand la terre se réchauffe, les racines absorbent l’eau, et la sève remonte par le tronc jusque dans les bourgeons, initiant ainsi la croissance. Sans la sève qui coule dans la vigne, aucune croissance n’est possible.

La sève dans la vigne est comme le Saint-Esprit dans nos vies. Nous sommes peut-être comme un sarment mort, mais quand nous choisissons de passer du temps avec Dieu, le Saint-Esprit fait couler en nous la sève qui vient des racines. Il nous ramène ainsi à la vie et la croissance redevient une réalité. Faisons un choix conscient de demeurer en Jésus, et demandons également que le Saint-Esprit (le Cep) coule dans nos vies.

Lisez Luc 11.13 et Jérémie 31.3, 1 Jean 4.19 et Romains 8.9-11. Quel message fondamental ces textes nous adressent-ils?

C’est en réalité le Saint-Esprit qui apporte la croissance et qui s’assure de notre prospérité et de notre connexion avec le Cep. Nous avons besoin de demander chaque jour le Saint-Esprit, qui est ici avec nous sur terre pour:

  • être notre Consolateur (Jn 14.16-18)
  • nous révéler Jésus (Jn 15.26)
  • nous convaincre de péché (Jn 16.7, 8)
  • nous conduire dans toute la vérité (Jn 16.13).

Relisez cette liste. Comment chaque aspect de ce que fait le Saint-Esprit affecte-t-il votre relation avec Dieu?

Pour aller plus loin…


title: Pour aller plus loin…

date: 03/04/2026

Avant notre naissance, Dieu nous a aimés. Il avait un plan pour nous connaître, et pour que nous le connaissions. Il nous cherche, comme un bon Berger, et nous invite à demeurer en lui chaque jour. Il nous suffit de choisir de lui répondre, puis d’échanger notre misère et notre condition laodicéenne avec ses dons parfaits (voir Ap 3.18, 19).

Comme la croissance lente des sarments de la vigne, notre relation avec Dieu peut se faire progressivement, ou bien elle peut se faire par à-coups, après une pluie plus que nécessaire. Quel que soit notre rythme de croissance, et l’abondance de fruit que nous portons, nous avons quotidiennement besoin de «sève,» du Saint-Esprit, pour pouvoir rester connectés à Jésus.

«Demeurer en Christ, c’est recevoir constamment son Esprit, c’est vivre dans une parfaite soumission à son service. La voie de communication entre l’homme et Dieu doit être continuellement libre; ainsi que le sarment tire constamment la sève du cep vivant, nous devons rester attachés à Jésus, et recevoir de lui, par la foi, la force et la perfection de son caractère» – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 680.

«Comment la jeune pousse sèche et isolée peut-elle ne faire qu’un avec le cep? Comment peut-elle participer à la vie et à la nourriture de la vigne vivante? Uniquement en étant greffée à la vigne, en ayant la relation la plus étroite possible. Une fibre après l’autre, une nervure après l’autre, la petite branche s’accroche à la vigne source de vie jusqu’à ce que la vie de la vigne ne fasse plus qu’un avec elle, et la branche produit du fruit comme celui de la vigne» – Ellen G. White, manuscrit 67, 1897.

Questions pour discuter:

Réfléchissez à votre vie. Pouvez-vous identifier des événements qui vous ont peu à peu enlisé dans une condition spirituelle laodicéenne? Quels événements vous ont rapproché de Dieu?

Ellen White parle de «recevoir constamment son Esprit.» Priez-vous souvent pour recevoir le Saint-Esprit? Qu’est-ce qui pourrait changer si vous receviez le Saint-Esprit chaque jour?

Qu’est-ce qui pourrait changer si, en tant qu’Église, nous priions pour recevoir le Saint-Esprit avec plus de sérieux et de régularité?

Soyez le plus honnête possible au sujet de votre relation avec Dieu. Quels choix conscients devez-vous faire pour avoir avec lui cette proximité qu’il veut, mais que vous entravez?

Résumé: Avant de pouvoir commencer à grandir dans une relation avec Dieu, nous devons d’abord faire une pause et réfléchir à l’état actuel de notre relation avec lui. Si elle est de nature laodicéenne ou si nos sarments ne se développent pas, Jésus a la solution parfaite pour notre condition spirituelle: demeurer en lui.

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