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Vivre les uns avec les autres


title: Vivre les uns avec les autres

date: 14/03/2026

Étude de la semaine

Colossiens 3.18-4.6; Éphésiens 5.22-25; Proverbes 22.6, 15; 1 P 2.16; 1 Th 5.17.

Verset à mémoriser

Que votre parole soit toujours pleine de grâce et assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun (Colossiens 4.6, SG21).

Lorsque des personnes vivent et travaillent dans une grande proximité, elles sont confrontées à une série de défis. Les divergences d’opinion peuvent créer des tensions, qui à leur tour, peuvent provoquer des querelles. Plus la proximité est grande, et plus il est important que tous s’entendent bien.

C’est bien sûr au sein de la famille que la proximité est la plus grande. On appelle parfois le foyer «l’entreprise familiale.» C’est une manière intéressante de décrire comment fonctionne le foyer. Il y a des similitudes certaines entre gérer une entreprise et gérer une maisonnée. On doit être globalement d’accord sur les valeurs, les buts et les objectifs. Chacun doit bien s’entendre avec les autres et faire sa part pour que les choses se passent bien. Les mêmes principes s’appliquent à l’Église, qui, au fond, est une grande famille.

Dans notre passage de cette semaine, Paul donne plusieurs principes vitaux pour un bon fonctionnement de la famille chrétienne. Puisque le foyer chrétien devrait être régi selon des principes bibliques, il fonctionne quelque peu différemment du foyer romain classique. Paul donne également d’autres principes utiles pour toutes sortes de relations sociales, à l’intérieur et à l’extérieur du foyer.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 21 mars.

Maris et femmes


title: Maris et femmes

date: 15/03/2026

Le Nouveau Testament comprend plusieurs séries d’instructions pour les foyers chrétiens (voir Ep 5.21-6.9; Col 3.18-4.1; Tite 2.1-10; 1 P 2.18-3.7). Ces recommandations relationnelles ne sont pas totalement hiérarchiques, mais comprennent des éléments pour que les relations soient plus mutuelles et réciproquement édifiantes.

Lisez Colossiens 3.18, 19. Quel équilibre voyez-vous? Quels conseils supplémentaires Paul donne-t-il dans Éphésiens 5.22-25, 33?

Certains hommes citent «Femmes, soyez soumises à votre mari» (Col 3.18), mais ils s’arrêtent là. Pourtant, remarquez la précision que Paul apporte: «comme il convient dans le Seigneur.» Le Nouveau Testament n’enseigne jamais que les femmes doivent se soumettre à tous les hommes. Ni que les épouses sont asservies ou des subalternes. Ni qu’elles doivent se soumettre aveuglément aux moindres désirs ou caprices de leur mari. Ce que Paul veut dire, c’est que l’épouse doit être loyale d’abord au Seigneur, puis à son mari. L’individualité de l’épouse ne doit pas être noyée dans celle de son mari, et ce dernier ne peut agir comme s’il était la conscience de son épouse.

L’amour que Christ a manifesté pour l’Église en se livrant pour elle illustre la manière dont les maris doivent aimer leur épouse (Ep 5.25). Ils doivent être fidèles, quoi qu’il en coûte. Ils doivent prendre des décisions qui sont dans l’intérêt de leur épouse, bien qu’en temps normal, ces intérêts doivent être au même niveau. Un tel amour permet à l’épouse d’obéir plus facilement à l’ordre divin de respecter son mari (Ep 5.33).

Un mariage chrétien en bonne santé est marqué par la réciprocité: on se consulte, on réfléchit ensemble, et on prend des décisions en tant que couple. Parfois, quand on doit prendre des décisions pouvant avoir des conséquences importantes pour toute la famille, il peut être utile d’inclure les enfants dans ces discussions, mais les parents ne doivent jamais se disputer devant eux. Après ce genre de discussion, si le mari et sa femme ne peuvent parvenir à un accord, la Bible dit que la femme doit suivre le jugement de son mari, du moment qu’il ne contredit pas la Parole de Dieu. De la même manière, la plupart des maris, sinon tous, se souviennent d’occasions où ils ont bien fait d’écouter leur femme et de suivre son conseil. Plus le mari et la femme coopèrent en tant qu’équipe, et plus le mariage sera heureux.

Comment éviter de tomber dans ce piège pourtant récurrent dans l’histoire: prendre les beaux principes exprimés dans ces textes et en faire quelque chose de mauvais?

Parents et enfants


title: Parents et enfants

date: 16/03/2026

Les enfants ont un rôle vital à jouer dans l’entreprise familiale. Ils ont besoin de savoir qu’ils sont aimés et qu’ils ont de la valeur en tant que membres de la famille et citoyens du royaume céleste. Le culte de famille est crucial. Il doit être simple mais régulier, matin et soir. Dès leur plus jeune âge, les enfants peuvent donner un coup de main pour le ménage et autres responsabilités. Et par-dessus tout, ils doivent tenir compte de l’ordre de Paul: «Enfants, obéissez en tout à vos parents, car cela est agréable au Seigneur» (Col 3.20, SG21).

Lisez les passages suivants. Quels principes d’éducation sont donnés ici?

Proverbes 22.6, 15

Matthieu 19.14

Deutéronome 6.6, 7

Proverbes 1.8, 9

Correctement formés pour le Seigneur, par le précepte et l’exemple, les enfants seront une bénédiction pour la famille, l’Église et au-delà. Et les instructions de Paul à destination des parents, comme ses instructions à destination des époux, sont équilibrées et réciproques: «Pères, n’exaspérez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent» (Col 3.21). La manière dont les parents, et en particulier le père, interagissent avec leurs enfants et les disciplinent, affecte considérablement leur éducation spirituelle.

Des études montrent également que lorsque les deux parents fréquentent l’Église, un pourcentage plus élevé d’enfants restent pratiquants, et ce n’est pas le cas quand un seul parent la fréquente. Plus surprenant encore, quand le père fréquente régulièrement l’Église, plus encore que la mère, un plus grand nombre d’enfants restent à l’Église une fois devenus adultes. Il ne faut donc pas sous-estimer le rôle du père dans la formation spirituelle de ses enfants. Il est crucial que les pères prennent leur rôle au sérieux.

Malheureusement, tous les pères ne sont pas des modèles exemplaires pour leurs enfants (c’est le moins qu’on puisse dire). De quelle manière la connaissance de Dieu comme Père peut-elle amener la guérison là où elle est nécessaire, notamment quand les pères terrestres ont causé des dégâts irréparables?

Relations de travail


title: Relations de travail

date: 17/03/2026

Lisez Colossiens 3.22-25 et Colossiens 4.1. Quelles instructions sont données aux esclaves? Quels principes peuvent s’appliquer aux relations de travail en général?

Les gens d’aujourd’hui prétendent que l’esclavage est une bonne raison de reléguer au passé certains conseils de la Bible, voire de la discréditer tout entière. Mais ironiquement, ils ne prennent pas assez en compte, voire pas du tout, les contextes historiques de l’Israël de l’Ancien Testament ainsi que de l’Église du Nouveau Testament. Les êtres humains sont faits à l’image de Dieu et, comme toutes ses créatures intelligentes, ils ont été créés pour la liberté. Les lois mosaïques interdisaient aux Israélites d’être des esclaves à perpétuité (Dt 15.12) et stipulaient six années comme la durée maximale de service pour rembourser ses dettes financières (Ex 21.2-6; Lv 25.39-43). L’esclavage dans la Bible, aussi infâme soit-il dans son acception plus moderne, ne ressemblait en rien aux abominables pratiques qui existent dans le monde occidental, et qui sont un fléau et un horrible crime contre l’humanité.

À l’époque du Nouveau Testament, l’Église dut opérer dans le cadre de la loi romaine, qui prévoyait la possession d’esclaves. «Mais, contrairement aux formes modernes d’esclavage, la loi romaine accordait aux esclaves des droits et des chances considérables, et si quiconque tentait de renverser cette pratique, les progrès de l’évangile auraient pu être menacés» — Clinton Wahlen, «Culture, Hermeneutics, and Scripture: Discerning What Is Universal », dans Frank M. Hasel, ed., Biblical Hermeneutic: An Adventist Approach [Herméneutique biblique: une approche adventiste], Silver Spring, Maryland, Biblical Research Institute/Review and Herald Academic, 2020, p. 166.

En fait, au sein de l’Église, contrairement à l’Empire romain en général, l’esclave avait d’abord une obligation envers le Seigneur. Et les maîtres avaient pour consigne de les traiter avec équité, «sachant que, vous aussi, vous avez un Maître dans le ciel» (Col 4.1). De plus, Paul conseilla à Philémon de ne plus traiter Onésime comme son esclave, mais comme son frère (Phm 1.16). En fait, que ce soit dans l’Ancien ou dans le Nouveau Testament, les croyants sont appelés esclaves (ou serviteurs) de Dieu (voir par exemple Ps 34.23; Lc 17.10; 1 P 2.16). Même si nous n’aimons pas les circonstances culturelles de certains textes bibliques, nous devons tout de même accepter l’autorité du texte en lui-même. Sinon, nous nous plaçons, et nous plaçons notre culture au-dessus des Écritures. La meilleure option est de chercher dans la Bible tous les textes sur un sujet donné avant de tirer des conclusions.

Réfléchissez à la manière dont on pourrait appliquer ce passage à nos relations de travail. En quoi les principes présentés pourraient-ils vous aider en tant que patron ou en tant qu’employé?

Prier les uns pour les autres


title: Prier les uns pour les autres

date: 18/03/2026

Lisez Colossiens 4.2-4. Quels principes pour la prière trouve-t-on dans ces versets? Quelles sont les demandes de prière de Paul?

L’une des phrases les plus importantes que l’on peut dire à quelqu’un qui a des difficultés, que ce soit sur le plan familial, financier, de la santé ou autre, est la suivante: «Je prie pour toi.» C’est le moyen choisi par le ciel pour développer les liens et l’interactivité. «Il entre dans le plan de Dieu de nous accorder, en retour de la prière de la foi, ce que nous n’obtiendrions pas si nous ne le lui demandions pas» — Ellen G. White, La tragédie des siècles, Doral, Floride, éditions IADPA, chap. 32, p. 463.

Remarquez les descriptions percutantes que fait Paul: «Consacrez-vous assidûment à la prière; par elle, veillez, dans l’action de grâces» (Col 4.2). Il nous dit de prier «en tout temps» (Ep 6.18) et «sans cesse» (1 Th 5.17, COL). Et chose tout à fait incroyable, même si «nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières […], l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables» (Rm 8.26).

Relisez Colossiens 4.3. Quelle «porte pour la Parole» Dieu peut-il ouvrir pour que vous partagiez votre foi?

De façon significative, Paul priait également pour prononcer les bons mots. Parfois, quand on lit ses lettres ou ses discours dans le livre des Actes, on s’imagine que l’apôtre était toujours éloquent, qu’il n’avait jamais de doutes sur ce qu’il devait dire. Mais il demande ici en prière qu’il puisse proclamer le message «clairement» (Col 4.4). Il emploie également un mot grec très important (dei) dans la dernière expression du verset, qu’on pourrait traduire par: «comme je dois parler.» Ce terme renvoie à la nécessité divine de l’œuvre de proclamation de l’évangile. Il reconnaissait l’importance de présenter le message à des personnes très haut placées dans le gouvernement romain, y compris la maison de César.

«Il n’est pas toujours nécessaire de se mettre à genoux pour prier, mais prenons l’habitude de parler au Sauveur lorsque nous sommes seuls, lorsque nous marchons et lorsque nous travaillons. Que de notre cœur monte sans cesse une prière silencieuse, afin de recevoir la lumière, la sagesse et la force dont nous avons besoin. Que chaque respiration soit une prière» — Ellen G. White, Le ministère de la guérison, «Les besoins de l’ouvrier », p. 441.

Marcher dans la sagesse


title: Marcher dans la sagesse

date: 19/03/2026

Quelle est la vérité la plus importante que nous pouvons connaître en tant que chrétiens? Évidemment, que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, et que, par la foi en lui, nous pouvons avoir la vie éternelle. C’est une vérité que nous n’aurions jamais pu comprendre par nous-mêmes. C’était une vérité qui devait nous être dite, ou révélée. Et elle nous a bien été révélée, dans la Parole de Dieu.

Il y a beaucoup de vérités, de connaissances et de sagesse dont nous n’aurions jamais eu connaissance si Dieu ne nous les avait pas révélées dans sa Parole. Mais cette connaissance et cette sagesse ne nous ont pas été données simplement comme des choses à savoir. Nous devons plutôt vivre ces vérités, ces connaissances et cette sagesse dans nos vies.

Lisez Colossiens 4.5, 6. Selon Paul, dans quelles situations avons-nous tout particulièrement besoin de «marcher dans la sagesse» (DRB)? Pourquoi cela?

Nous avons beau être chrétiens, malheureusement, nous sommes parfois tout sauf chrétiens! Et, comme Paul l’a indiqué (en citant Ésaïe 52.5), Israël était également une pierre d’achoppement pour les incroyants: «Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, ainsi qu’il est écrit» (Rm 2.24, COL). Notre manière d’agir envers les autres, en particulier ceux qui ne partagent pas notre foi, est très importante (voir Ti 2.5; 2 P 2.2). Un foyer chrétien, un rassemblement de jeunesse pour prier plutôt que pour faire des bêtises, de petits actes de bonté, et un esprit calme et patient en dit long à ceux qui nous observent pour déterminer la sincérité de notre profession de foi.

Dans Colossiens 4.6, Paul se concentre particulièrement sur les paroles que nous prononçons: «Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce.» Nos paroles ne doivent pas être seulement gentilles ou polies, mais inspirées et imprégnées par la grâce de Dieu, sous l’influence du Saint-Esprit.

«Assaisonnée de sel.» Contrairement aux paroles souvent «crues» du monde, nos paroles doivent être appropriées et intéressantes pour ceux à qui nous nous adressons.

«Sachez comment il vous incombe de répondre à chacun» (CHI). Seul le Saint-Esprit peut nous donner les bons mots au bon moment, avec la bonne intention, et préparer l’esprit des auditeurs au message que nous «devons» partager (ici aussi, le mot dei est employé; voir les commentaires d’hier sur Colossiens 4.4).

Réfléchissez à vos paroles, à vos actes et à la manière dont vous marchez devant les autres. Quel message envoyez-vous sur votre foi et sur ce que signifie être un chrétien?

Pour aller plus loin…


title: Pour aller plus loin…

date: 20/03/2026

«Chaque membre [de la famille] devrait prendre conscience du fait qu’il est personnellement responsable du rôle qu’il doit jouer pour assurer le confort, l’ordre et la bonne marche de la vie familiale. Nul ne devrait manifester d’animosité envers l’un ou l’autre des membres de la famille. Tous devraient s’engager à se faire du bien mutuellement en s’encourageant, en se témoignant de la gentillesse, un esprit de pardon et de la patience; en parlant calmement, avec douceur, en évitant toute confusion. Chacun devrait s’efforcer d’alléger les soucis de la mère. […]

Chaque membre de la famille doit comprendre exactement le rôle qu’il doit jouer en harmonie avec les autres membres. Tous, de l’enfant de six ans jusqu’aux plus âgés, devraient savoir qu’ils doivent porter leur part des fardeaux de la vie» — Ellen G. White, Le foyer chrétien, chap. 27, p. 171.

«Nous devons laisser Christ habiter dans notre cœur et notre foyer si nous voulons marcher dans la lumière. Le foyer devrait correspondre à tout ce que ce mot implique. Il devrait être un coin du ciel sur la terre, un endroit où toutes les affections sont cultivées et non soigneusement refoulées. Notre bonheur dépend de cette culture réciproque de l’amour, de la sympathie et de la vraie courtoisie. […] Nous devrions nous oublier nous-mêmes et chercher à découvrir, même dans les détails les plus insignifiants de la vie, des occasions d’exprimer notre gratitude pour l’aide que nous avons reçue d’autrui; d’encourager nos semblables en leur apportant soulagement et secours dans leurs soucis et leurs fardeaux, par des actes de vraie bonté et par de petites marques d’attention. De tels égards, qui se manifestent tout d’abord dans le foyer, étendent ensuite au-delà du cercle familial des bienfaits qui contribuent aux joies de la vie. En revanche, le fait de négliger ces gestes apparemment insignifiants ne peut apporter qu’amertume et tristesse» — Ellen G. White, Testimonies for the Church [Témoignages pour l’Église], vol. 3, chap. 47, p. 539, 540.

Questions pour discuter:

Pour les couples mariés, quels principes vous ont aidés dans votre relation? Quels conseils avez-vous pour les célibataires? Comment doivent-ils se préparer pour les défis inhérents au mariage?

Il n’est pas rare que des parents aimants ayant élevé leurs enfants dans un bon foyer chrétien les voient rejeter la foi une fois parvenus à l’âge adulte. Quels conseils et quel réconfort leur donner? Qu’est-ce qu’il vaut mieux s’abstenir de leur dire?

Discutez de l’exhortation de «marcher dans la sagesse.» A contrario, que signifierait «marcher dans la folie »? Qu’avez-vous appris des différents moments où vous avez marché dans l’une ou dans l’autre?

Samedi 1/7