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Réconciliation et espérance


title: Réconciliation et espérance

date: 21/02/2026

Étude de la semaine

Colossiens 1.21-29; Éphésiens 5.27; Éphésiens 3.17; Romains 8.18; Éphésiens 1.7-10; Éphésiens 3.3-6; Proverbes 14.12.

Verset à mémoriser

Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait pour nous péché, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu (2 Corinthiens 5.21).

Paul poursuit sur le thème de la réconciliation, qui a été mis en évidence de manière si frappante dans Colossiens 1.20 (voir leçon 8, jeudi). Puis il décrit sa portée cosmique, tandis que ce qui suit devient personnel et individuel. Par sa mort sur la croix, Jésus a mené à bien la réconciliation pour tous et pour tout, notamment les humains, qui étaient éloignés de la vie de Dieu à cause du péché, mais qui, désormais, par Jésus, ont été réconciliés avec lui par la foi.

Le processus de réconciliation individuelle est examiné dans le passage de cette semaine. Comme pour la sphère cosmique, c’est par le biais de la mort de Christ que cela se produit. Sur le plan individuel, la croix, loin d’être un symbole passif, devient une réalité active. L’amour de Dieu nous transforme tandis que nous entendons l’évangile et que nous recevons Christ lui-même, l’espérance de la gloire.

Paul parle également du «mystère qui a été caché de tout temps et à toutes les générations» (Col 1.26). Quel est ce mystère, et que prévoit-il pour l’individu et pour l’univers? En quoi ce «mystère» est-il lié à l’évangile que Paul a proclamé avec autant de passion?

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 28 février.

Réconciliés après nos œuvres mauvaises


title: Réconciliés après nos œuvres mauvaises

date: 22/02/2026

Lisez Colossiens 1.21, 22. À quoi Paul fait-il allusion avec sa référence à l’aliénation et au fait d’être des ennemis? Et quel est le résultat final de la mort de Christ? (voir également Ep 5.27)

Paul a toujours dépeint l’humanité sous un jour très sombre, du moins l’humanité en-dehors de la justice de Christ. Et qui aujourd’hui, presque deux mille ans plus tard, pourrait le contredire? Quelqu’un a dit un jour que la seule doctrine chrétienne que l’on n’a pas besoin d’accepter par la foi, c’est la condition pécheresse de l’humanité. Mais depuis l’irruption du péché, Dieu a pris l’initiative de nous réconcilier avec lui-même, aussi mauvais soyons-nous. Depuis le début, Dieu était à l’œuvre pour résoudre le problème du péché, même si seule sa propre mort sur la croix pouvait assurer la solution.

En Éden, il a appelé Adam, le chef d’œuvre de sa création: «Où es-tu?» (Gn 3.9). Et aujourd’hui, il continue à chercher sa seule brebis perdue: nous. Il nous cherche, un par un. Il a le plan parfait pour nous atteindre, en réalisant la promesse évangélique de Genèse 3.15: mettre l’inimitié entre nous et Satan.

Parfois on fait de l’évangile quelque chose de tellement compliqué et théorique qu’il a peu de signification concrète pour la vie au XXIe siècle. Pourtant, l’évangile est vraiment simple et facile à comprendre.

Il comporte trois parties:

D’abord, nous sommes incapables de nous sauver tout seuls, alors Jésus est venu et il est mort pour nos péchés. (Voir Rm 5.6-8.)

Ensuite, en acceptant sa mort comme la nôtre par la foi, la repentance et le baptême, nous sommes justifiés et libérés de la condamnation du péché. (Voir Rm 5.9-11; 6.6,7.)

Enfin, la vie que nous menons aujourd’hui est la conséquence de plusieurs choses: nous sommes unis à Christ, nous avons fait l’expérience de sa puissance de re-création, et il vit sa vie en nous (Voir 2 Co 5.17-21; Ga 2.20.)

Ces étapes ou événements ne sont pas nécessairement séparés. Ils peuvent se produire en même temps, dès que nous sommes prêts à accepter Jésus dans nos vies. Et ils se renouvellent chaque matin tandis que nous nous abandonnons à lui. Quel que soit le vécu que nous avons de l’œuvre salvatrice de Christ, la mort de Jésus en demeure toujours le fondement. Il nous faut toujours revenir à sa croix.

Quand vous regardez à vous-même, à votre caractère et au fond de votre âme, que vous indique ce tableau sur combien vous avez besoin de la croix ?

Si vous demeurez dans la foi


title: Si vous demeurez dans la foi

date: 23/02/2026

Lisez Colossiens 1.23. D’après vous, que veut dire Paul par «fondés et fermement établis» dans la foi? (Voir également Col 2.5 et Ep 3.17.)

Il y a quatre types différents de déclarations en «si» en grec, chacune ayant différentes nuances. Celle qui introduit Colossiens 1.23 part du principe que la condition est vraie. C’est-à-dire que Paul encourage les Colossiens avec l’idée qu’ils continueront dans la foi. Comme Paul l’indique peu après, il a déjà vu des preuves de leur foi et de leur persévérance (Col 2.5). Néanmoins, leur espérance est toujours conditionnelle: ils doivent persévérer sur le chemin de la foi.

Cette idée de persistance est la signification du mot grec traduit par «demeurer» (Col 1.23). Il est employé à propos des scribes et des pharisiens qui continuaient à demander à Jésus une réponse concernant le sort de la femme prise en flagrant délit d’adultère (Jn 8.7), et également à propos de Pierre qui continua à frapper à la porte après que Rhode reconnut sa voix mais la laissa fermée et se précipita pour avertir les autres (Ac 12.16). Paul l’utilise également, quand il encourage Timothée à rester fidèle aux instructions doctrinales et pratiques qu’il lui a données (1 Tm 4.16). Ici, la signification du mot est la même, sauf qu’il s’applique aux croyants en général.

Comme nous le verrons dans la leçon de la semaine prochaine, Paul craint que les Colossiens ne courent après des moyens de salut humains au lieu de s’accrocher à l’espérance offerte par l’évangile (voir par exemple Col 2.8,20-22). Le mot «fondé» fait référence au fait d’avoir posé une fondation de foi et d’amour solide ancrée dans la Parole de Dieu (voir Mt 7.25; Ep 2.20; 3.17).

Le mot grec traduit par «fermement établi» est lié à cette idée. Il renvoie à une structure impossible à déplacer et par extension, à un chrétien que l’on ne peut «emport[er] loin de l’espérance de la bonne nouvelle» (Col 1.23). Le même terme est utilisé dans 1 Corinthiens 15.58: «Soyez fermes, inébranlables, progressez toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail, dans le Seigneur, n’est pas inutile.»

Contrairement à la croyance générale qui veut que «sauvé un jour, sauvé toujours », Paul dit ici quelque chose de complètement différent.

D’après votre expérience, pourquoi est-ce important de demeurer dans la foi? Autrement dit, pourquoi devez-vous constamment faire ce choix conscient? Qu’arrivera-t-il dans le cas contraire ?

Le plan éternel de Dieu


title: Le plan éternel de Dieu

date: 24/02/2026

Lisez Colossiens 1.24, 25. Que dit Paul sur les souffrances qu’il endure pour Christ?

Bien que Paul ait écrit Colossiens alors qu’il était assigné à résidence à Rome, ce qui le faisait le plus souffrir, ce n’était pas l’impossibilité de se déplacer de lieu en lieu et de maison en maison, comme il l’avait fait auparavant (Ac 20.20). Christ a prévenu que nous aurions des afflictions (ou tribulations), (Mt 24.9, Jn 16.33). Mais elles «ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui va être révélée pour nous» (Rm 8.18, SG21). Voilà pour la vision globale. Comme Paul l’avait écrit aux chrétiens de Philippes, il se réjouit de ses souffrances dans sa lettre aux Colossiens, lesquelles sont dans leur intérêt (Col 1.24).

Paul est peut-être en prison, mais «la Parole de Dieu n’est pas prisonnière» (2 Tm 2.9). Tandis que Paul était ainsi confiné, il écrivait également Philippiens, Éphésiens et Philémon. Après sa libération, il écrivit sous l’inspiration les conseils importants que l’on trouve dans 1 Timothée et Tite. Ensuite, lors de son dernier emprisonnement dans une prison romaine, il écrivit 2 Timothée. En bref, ces dernières années ont permis à Paul de rédiger une part non négligeable du Nouveau Testament, dont Hébreux fait sans doute également partie.

Le plan éternel de Dieu envisageait tout cela, et plus encore. Le mot grec que Paul emploie dans Colossiens 1.25, généralement traduit par «intendance,» est oikonomia. Dans un sens restreint (comme dans 1 Tm 1.4), il renvoie à «la manière qu’a Dieu d’ordonner les choses» — Luke Timothy Johnson, The First and Second Letters to Timothy [La première et seconde épître à Timothée], New York, Doubleday, 2001, p. 164. Cela inclut l’apostolat de Paul. Mais au sens large, il inclut tout ce que Dieu a prévu dans le plan du salut. Le ministère de Paul, des autres apôtres et même des prophètes de l’Ancien Testament (Ep 2.20; 3.5), dont Moïse, était conçu «afin d’accomplir la Parole de Dieu» (Col 1.25), tout cela en lien avec ce plan divin.

Nous étudierons plus avant ce sujet dans la leçon de demain, mais il est bon à ce stade de relever que Paul reconnaissait que son ministère faisait partie d’un plan à long terme bien plus grand, établi par Dieu «depuis la fondation du monde» (Mt 13.35, Ep 1.4).

Réfléchissez à votre vie. Comment les décisions que vous prenez (les grandes et les petites) rentrent-elles dans le plan global de Dieu? Peut-on vraiment savoir si une décision est si «petite» que cela? Peut-elle avoir des ramifications plus importantes qui ne seront visibles que plus tard ?

Le mystère de Dieu révélé


title: Le mystère de Dieu révélé

date: 25/02/2026

Lisez Colossiens 1.26, 27. Paul parle à deux reprises d’un «mystère.» Quel mystère?

Ailleurs, Paul parle du «mystère de Dieu », c’est-à-dire le but éternel de Dieu «destiné d’avance, depuis toujours, à notre gloire» (1 Co 2.7) et révélé dans le plan du salut. Pierre dit que les prophètes ont prévu cette vérité et que «les anges désirent [y] plonger leurs regards» (1 P 1.10-12). Ce mystère a été conçu «avant la fondation du monde» (1 P 1.20) et «tenu secret depuis toujours» (Rm 16.25). Cependant, par la vie, la mort et la résurrection de Christ, ce mystère a été révélé (2 Co 3.14).

Quel éclairage ces références au mystère de Dieu donnent-elles sur les différents aspects du plan du salut ?

Éphésiens 1.7-10

Éphésiens 3.3-6

En fin de compte, «toutes choses» (DRB) au ciel et sur la terre seront réunies en Christ. C’était le sujet de la prière de Christ dans Jean 17. La manière exacte dont cela se produirait était un mystère, qui a été révélé par l’Évangile.

Pourquoi Dieu nous aimerait-il au point de donner Jésus, le trésor inestimable du ciel, pour notre salut? Cette question sera notre sujet d’étude pour l’éternité. Mais nous savons ceci: Christ «est mort pour tous […] afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et s’est réveillé pour eux» (2 Co 5.15). Par conséquent, tous ceux qui croient en Christ, Juifs et non-Juifs, prennent part de la même manière aux promesses de Dieu grâce à l’évangile, et ils sont réunis en un seul corps, l’Église.

«Le Christ en vous» (Col 1.27) fait référence au fait que Christ habite dans le cœur par la foi (Ep 3.17; comparez avec Ga 2.20). Cette union spirituelle avec Christ permet dès maintenant aux croyants «[de s’asseoir] ensemble dans les lieux célestes» (Ep 2.6) et de goûter «les puissances du monde à venir» (He 6.5). Par sa présence dans nos vies, Christ commence déjà à nous unir au ciel. C’est l’évangile agissant dans le cœur des croyants qui «nous a rendus capables d’accéder à la part d’héritage des saints dans la lumière» (Col 1.12).

La puissance de l’évangile


title: La puissance de l’évangile

date: 26/02/2026

Lisez Colossiens 1.28, 29. Sur quoi Paul se concentre-t-il? D’après vous, pourquoi l’expression «tout être humain» est-elle répétée trois fois?

La prédication de Paul se concentrait sur Christ et Christ crucifié (1 Co 1.23). D’après Éphésiens 5.27, l’objectif du sacrifice de Christ était de «faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut.» Ainsi, en prêchant l’évangile, Paul veut «présenter à Dieu toute personne devenue adulte en Jésus-Christ» (Col 1.28, SG21). Il le fait en enseignant les différents points de doctrine et de pratique chrétiennes (2 Th 2.15, 1 Tm 4.11; 5.7; Tite 1.9) et en avertissant des conséquences du rejet de l’évangile et des dangers des faux enseignants (Ac 20.29-31, Rm 16.17).

C’est ainsi que l’on grandit et que l’on devient des chrétiens matures, en acceptant les enseignements de l’Écriture et en écoutant ses avertissements. La maturité est un concept important. Les parents d’un enfant nouveau-né célèbrent chaque étape importante de son développement: ses premiers mots, ses premiers pas et l’apprentissage de la lecture. Tout parent serait inquiet si son enfant, après plusieurs années, était toujours incapable de marcher ou de parler. La croissance et le développement sont normaux et même attendus. C’est la même chose pour la vie chrétienne.

Le mot grec traduit par «adulte» ou «parfait» (teleios) signifie parfait et sans défaut. Par le processus de la croissance chrétienne, nous prenons conscience que la loi de Dieu est profonde et que ses exigences sont «très vaste[s]» (Ps 119.96). Nous comprenons qu’elle s’étend aux «sentiments et aux pensées du cœur» (He 4.12).

Mais nous devons faire attention, d’où l’emploi du mot «avertir» dans Colossiens 1.28. La voie qui «paraît droite devant un homme […] c’est la voie de la mort» (Pr 14.12, COL). Le discernement spirituel vient d’une connaissance de la Parole de Dieu éclairée par l’Esprit. Les fausses doctrines ont généralement un fond de vérité, mais soit elles ajoutent, soit elles retirent quelque chose à ce que dit la Bible (voir Es 8.20). Ce sont souvent ces dernières qui marchent bien. Elles ne remettent pas forcément en cause ce que Dieu dit, mais elles émettent des doutes: est-ce vraiment possible? Est-ce vraiment valable encore aujourd’hui? En matière de discernement de la vérité et de l’erreur, il nous faut être avisés comme des serpents, mais purs comme des colombes.

Comment comprenez-vous ce que signifie être «parfait en Christ» (Col 1.28, COL)? En quoi le fait de comprendre ce que Jésus a fait pour nous à la croix nous aide-t-il à savoir ce que signifie être «parfait en Christ» ?

Pour aller plus loin…


title: Pour aller plus loin…

date: 27/02/2026

«Nous ne possédons pas de justice personnelle qui nous permette de répondre aux exigences de la loi de Dieu. Mais Jésus-Christ nous a préparé une issue. […] Si vous vous donnez à lui et si vous l’acceptez comme votre Sauveur, quelque coupable que votre vie ait pu être, vous êtes, à cause de lui, considéré comme étant juste. Le caractère de Jésus-Christ est substitué à votre caractère, et vous avez accès auprès de Dieu comme si vous n’aviez jamais péché […] Il y a plus, Jésus change votre cœur; il y habite par la foi. Ces rapports avec Jésus par la foi et cette reddition constante de votre volonté à la sienne, il faut les maintenir. Tant que vous le ferez, il produira en vous “le vouloir et le faire, selon son bon plaisir”. […]

Nous n’avons donc en nous absolument rien dont nous puissions tirer vanité. Nous n’avons aucun sujet de nous glorifier. C’est sur la justice de Jésus qui nous est imputée, et sur celle que son Esprit produit en nous et par nous, que reposent toutes nos espérances» — Ellen G. White, Vers Jésus, Doral, Floride, éditions IADPA, 2007, chap. 7, p. 95-97.

«Il m’a été montré avec beaucoup de force que plusieurs nous quitteraient pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. Le Seigneur désire que toute personne qui professe croire à la vérité en ait une connaissance lucide» — Ellen G. White, Évangéliser, section 10, p. 328.

Questions pour discuter:

Relisez le verset à mémoriser: «Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait pour nous péché, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu» <span class="bible-ref">(2 Co 5.21)</span>. Qu’est-ce que cela signifie? Que signifie «Christ est devenu péché pour nous »? Comment comprendre la nature substitutive de la Croix? De plus, que signifie «devenir justice de Dieu en lui»?

Réfléchissez à l’idée de «sauvé un jour, sauvé toujours» soutenue par de nombreux chrétiens. Pourquoi s’agit-il d’une fausse doctrine? Quels dangers évidents représente-t-elle pour celui qui y croit vraiment? Bien que nous rejetions cette doctrine, comment avoir tout de même l’assurance du salut?

À quel point êtes-vous «fondés et fermement établis» <span class="bible-ref">(Col 1.23)</span> dans votre foi? Connaissez-vous bien ce que vous croyez et vos raisons d’y croire? Que faire pour mieux connaître ce que vous croyez? Et pourquoi est-ce si important d’être «fondés et fermement établis» dans la foi ?

Samedi 1/7