Lesson Details
La suprématie du Christ
title: La suprématie du Christ
date: 14/02/2026
Étude de la semaine
Genèse 1.26, 27; Colossiens 1.15-20; Jean 1.1-3; Éphésiens 1.22; 1 Corinthiens 12.12-27; 1 Corinthiens 4.9; Romains 6.3, 4.
Verset à mémoriser
Avec la leçon de cette semaine, nous reprenons notre étude de Colossiens (voir Leçons 1 et 2). Dans la leçon 2, nous avons vu jeudi que dans Colossiens 1.9-12, Paul prie pour les croyants de Colosses, en demandant qu’ils vivent d’une manière qui plaise à Dieu. Aux versets 12 et 13, il compare deux sphères, celle de la lumière et celle des ténèbres: «le royaume de lumière» (Col 1.12, Semeur) et «l’autorité des ténèbres» (Col 1.13). Dieu le Père nous prépare à profiter de l’héritage éternel du royaume de la lumière, nous délivre de la puissance des ténèbres, «pour nous transporter dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés» (Col 1.13, 14).
En d’autres termes, c’est en Jésus, en la personne de Jésus, qui est également Dieu notre Créateur, que nous avons la rédemption. Il a trouvé une solution pour notre rédemption, et par la foi en lui, nous sommes passés du royaume des ténèbres au royaume de son Fils bien-aimé.
Cette semaine, nous étudierons l’une des déclarations les plus complètes et les plus sublimes sur Jésus dans le Nouveau Testament. Jésus est «l’image du Dieu invisible» tout en étant aussi «le premier-né de toute création» (Col 1.15). Qu’est-ce que cela signifie?
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 21 février.
L’image du Dieu invisible
title: L’image du Dieu invisible
date: 15/02/2026
Quand nous croisons notre reflet dans le miroir ou quand nous regardons une photo, nous voyons une image de nous, mais il ne s’agit que d’un portrait en deux dimensions. À certains égards, une sculpture donne une idée plus claire, mais elle est encore loin de la réalité vivante, respirante et animée. Le concept biblique d’image, bien qu’il renvoie parfois à ce genre de représentations, fait référence à quelque chose de plus grand.
Lisez Genèse 1.26, 27; Genèse 5.3; 1 Corinthiens 15.49; 2 Corinthiens 3.18; et Hébreux 10.1. Résumez les différentes significations du mot «image» dans ces passages. En quoi diffèrent-elles de la description de Jésus en tant qu’image de Dieu?
Les êtres humains ont été créés pour ressembler le plus possible à Dieu: physiquement, spirituellement, relationnellement et fonctionnellement. Mais ils ne reflètent l’image de Dieu que sous certains aspects, et le péché a abîmé même cela. Pourtant, Jésus nous permet de «voir» le Dieu invisible. «Celui qui m’a vu a vu le Père» a dit Jésus (Jn 14.9). Il est «l’expression de la réalité même» de la nature de Dieu (He 1.3). Il est la pensée de Dieu rendue audible et le caractère de Dieu rendu visible.
Lisez Matthieu 11.27 et Jean 1.1, 2, 14, 18. Pourquoi Jésus est-il le seul à même de révéler le Père?
Voici d’autres exemples de comment Jésus décrit sa relation avec Dieu le Père:
- «Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent, et moi aussi je suis à l’œuvre» (Jn 5.17)
- «Moi et le Père nous sommes un» (Jn 10.30)
- «Personne ne vient au Père sinon par moi» (Jn 14.6)
Pour parler de lui, Jésus utilise également des termes associés au nom de Dieu en personne: «JE SUIS» (voir Ex 3.14). «Moi, je suis le pain de vie» (Jn 6.35, DRB); «Je suis la lumière du monde» (Jn 8.12, SG21); «Je suis le bon berger» (Jn 10.11, 14, SG21); «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11.25, COL); «Je suis dans le Père, et le Père est en moi» (Jn 14.11); et «Avant qu’Abraham vienne à l’existence, moi, je suis» (Jn 8.58).
Si Jésus était autre chose que Dieu lui-même, cela ne voudrait dire qu’une seule chose: Dieu aurait envoyé un être créé mourir pour nous. Nous croyons que c’est Dieu lui-même, en la Personne de Christ, qui est mort pour nous. Pourquoi la différence est-elle cruciale et radicale ?
Premier-né de toute Création
title: Premier-né de toute Création
date: 16/02/2026
Dans le Nouveau Testament, le terme «premier-né» fait presque toujours référence à Jésus (voir Lc 2.7; Rm 8.29; He 1.6; Ap 1.5), et c’est aussi le cas des deux occurrences de Colossiens. Mais même quand il s’applique à d’autres personnes, ce terme ne renvoie pas nécessairement à celui qui est né le premier chronologiquement. Le concept biblique de «premier-né» souligne la relation particulière entre un fils et son père, quel que soit l’ordre de naissance. On a également des cas de fils cadets ayant plus d’importance que leurs frères: Isaac, Jacob et Joseph, pour ne citer qu’eux.
David, qui était pourtant le plus jeune d’une fratrie de sept garçons, est oint roi (1 S 16.10-13), et Dieu a dit par le biais du psalmiste: «Je ferai de lui le premier-né, le plus haut placé des rois de la terre» (Ps 89.28). Il dit aussi à Moïse: «Israël est mon fils, mon premier-né» (Ex 4.22). En ce sens, le terme signifie donc «premier» en termes de prééminence.
Lisez Colossiens 1.15-17. Quelles raisons Paul donne-t-il au fait que Jésus soit appelé «le premier-né de toute création»?
Il est clair que Paul ne veut pas dire que Jésus a été le premier être créé. En fait, il exclut catégoriquement cette possibilité. Par deux fois, de deux manières différentes, il dit que Jésus a créé toutes choses. Elles ont été créées par lui et pour lui (Col 1.16). Dans les deux cas, Jésus est désigné comme l’agent personnel par l’intermédiaire duquel Dieu a mené à bien le processus de création (voir également Ep 3.9; Jn 1.1-3; Ap 4.11).
La déclaration de Paul est on ne peut plus exhaustive. «Tout» signifie tout: spatialement (le ciel et la terre), ontologiquement (visible et invisible), et fonctionnellement (les trônes, les dominations, les principats, les puissances). Ces derniers termes renvoient normalement aux êtres angéliques (voir Ep 3.10; 6.12). Comme pour s’assurer d’être bien compris, Paul indique également que Jésus existait «avant toutes choses» (Col 1.17, SG21). En grec, l’expression peut signifier la préséance (de rang ou de naissance), mais dans chaque autre exemple présent dans les écrits de Paul, elle fait référence au temps (voir par exemple 1 Co 2.7; Ga 1.17; Ep 1.4).
Autre raison que Paul donne à la prééminence de Jésus: «Toutes choses subsistent par lui» (Col 1.17, DRB). En grec, le mot synistēmi signifie littéralement «rassembler» ou «unir.» C’est Jésus qui unit l’univers, pas seulement en raison de son rôle en tant que Créateur, mais aussi parce qu’il est le Rédempteur.
Dieu, le Créateur, est mort pour nous. Qu’est-ce que nos œuvres pourraient bien ajouter à cela? Pourquoi l’idée que nos œuvres pourraient ajouter quoi que ce soit à ce que Christ a déjà fait pour nous est-elle blasphématoire ?
La tête du corps (l’Église)
title: La tête du corps (l’Église)
date: 17/02/2026
Lisez Éphésiens 1.22 et Colossiens 2.10. Que signifie «tête» dans ces passages? Que veut dire Paul quand il appelle Jésus «la tête de l’Église» <span class="bible-ref">(Ep 5.23)</span>?
Il est naturel de parler de la tête dans un sens métaphorique en référence à une position de leadership, comme en témoignent d’innombrables langues à travers le monde. Nous trouvons des emplois similaires tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testament. Remarquez comment le mot «tête» est employé dans les versets suivants:
- Exode 18.25. Moïse choisit «des hommes de valeur dans tout Israël et les plaça à la tête du peuple comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix.»
- Nombres 31.26. «Les têtes de pères de la communauté» (CHI).
- Deutéronome 28.13. Dieu fera d’Israël «non pas la queue mais la tête» s’ils lui obéissent.
- Ésaïe 7.8. «Car la tête d’Aram, c’est Damas, et la tête de Damas, c’est Retsîn.»
- Osée 2.2. «Les [Judéens et les Israélites] […] se mettront une seule tête et monteront de la terre» (CHI).
- Michée 3.9. «Têtes de la maison de [Jacob] [magistrats] de la maison d’Israël» (CHI).
- 1 Corinthiens 11.3. «La tête de tout homme, c’est le Christ.»
Ainsi, Christ en tant que tête de l’Église assure leadership, direction et subsistance pour l’unité et la croissance de l’Église (voir Col 2.19).
Lisez 1 Corinthiens 12.12-27. Paul décrit également l’Église comme un «corps.» Quels autres aspects de l’Église cette métaphore traduit-elle?
Le corps ne peut vivre sans la tête. Et la vie peut devenir beaucoup plus difficile dans le cas d’une blessure ou d’une amputation. Souvent, on ne rend compte de l’importance d’une chose qu’après l’avoir perdue.
Si vous deviez renoncer à un membre ou à un œil, que choisiriez-vous? Qu’indique votre réponse sur l’importance vitale de chaque membre de l’Église ?
Le «commencement» (et initiateur)
title: Le «commencement» (et initiateur)
date: 18/02/2026
Lisez Colossiens 1.18. Christ est la tête et le «commencement.» Quel est le lien entre les deux?
En hébreu, les termes pour «tête» (roʾš) et «commencement» (rēʾšît) sont liés. C’est dans Genèse 1.1 que le mot «commencement» apparaît pour la première fois: «Au commencement [rēʾšît] Dieu créa le ciel et la terre.» Jésus est la tête de l’humanité et de l’Église, non seulement par l’Incarnation, mais aussi parce qu’il est le Créateur.
En grec, le terme pour «commencement» (archē) a un sens assez large. Ici, «commencement» renvoie à Jésus comme la source et l’initiateur de l’Église (Col 1.18) et par conséquent comme sa tête, son chef, tout comme il est le «commencement» ou initiateur de la création.
Jésus n’est pas seulement l’initiateur sur le plan de la création et de l’Église, mais il est également, par sa résurrection d’entre les morts (Rm 6.3, 4), l’initiateur de la nouvelle création. Puisque le salaire du péché, c’est la mort, sa victoire sur la mort montre également sa victoire sur le péché et sa puissance pour nous recréer à son image. Tout cela démontre pourquoi il est «le premier-né d’entre les morts» (voir l’étude de lundi pour la signification de «premier-né »). Sa résurrection est supérieure, bien qu’elle ne soit pas la première (Moïse fut le premier ressuscité, d’où la dispute avec le diable à propos de son corps [Jude 9]). Sans la résurrection de Christ, personne d’autre ne pourrait être ressuscité d’entre les morts.
Il est bon à ce stade de revoir brièvement toutes les raisons que Paul donne à la prééminence de Jésus:
- Il est la manifestation parfaite du Dieu invisible.
- C’est par lui que toutes choses ont été créées.
- Il existait avant toutes choses, et toutes choses ont été réunies en lui.
- Il est le chef, la tête de l’Église, qui est son corps.
- Il est l’initiateur de la création et de la re-création.
- Il a vaincu le péché et la mort et a ainsi gagné le droit de ressusciter tous ceux qui mettent leur confiance en lui, le Sauveur.
- Jésus a toujours existé, mais aujourd’hui, en vertu de tout cela, il a obtenu la prééminence en tant que Chef (tête) de l’humanité et Chef (tête) de l’Église.
Quels changements devez-vous mettre en place pour mieux faire l’expérience de la prééminence de Christ dans votre vie personnelle ?
Tout réconcilier
title: Tout réconcilier
date: 19/02/2026
Lisez Colossiens 1.19, 20. Quelle est cette réconciliation rendue possible grâce à la croix, et quelle est son ampleur?
Paul emploie une expression très intéressante en grec pour terminer sa description de Jésus, en revenant indirectement au Père, qui était mentionné dans Colossiens 1.12. C’est en Jésus qu’il a plu au Père d’habiter dans sa plénitude (comparez avec Col 2.9). Quelle était cette «plénitude »? Jean y fait référence comme étant la gloire du Père, «pleine de grâce et de vérité» (Jn 1.14).
Mais, d’après ce passage, cette «plénitude» englobe beaucoup de choses: l’éternité et l’existence autonome de Dieu, ainsi que son pouvoir de création et de re-création. Et surtout, elle met en évidence sa sagesse dans la victoire sur le péché et la mort, par le biais le plus inimaginable: la croix. Il a ainsi transformé cet objet de déshonneur en un témoignage de son amour éternel pour chaque créature. «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle» (Jn 3.16).
Il y avait un seul moyen pour vaincre définitivement le péché et réconcilier tout ce qui pouvait l’être, et il se résume dans cette glorieuse vérité: Dieu a aimé. Il a aimé l’univers, et il nous a tellement aimés qu’il a tout risqué pour nous sauver à travers la mort de Christ sur la croix. Le mot grec traduit par «monde» est kosmos, qui peut englober l’univers entier. Paul fait référence à cette démonstration universelle quand il parle de suivre Christ: «Nous avons été offerts en spectacle au monde, aux anges et aux humains» (1 Co 4.9).
«C’est avec douleur et étonnement que le ciel avait contemplé le Christ suspendu à la croix [...]. Satan, ainsi que tous ses disciples, se trouvent, après toute une vie de révolte, si peu en harmonie avec Dieu, que la seule présence divine est pour eux un feu consumant. Ils seront détruits par la gloire de celui qui est amour. Les anges ne comprenaient pas cela au moment où a éclaté le grand conflit. [...] Il n’en sera plus ainsi quand le grand conflit sera terminé. Le plan de la rédemption étant alors pleinement réalisé, le caractère de Dieu sera manifeste aux yeux de toutes les intelligences créées. [...] Les anges avaient donc de bonnes raisons de se réjouir en contemplant le Sauveur sur sa croix [...]. Quant au Christ, il comprenait parfaitement les résultats du sacrifice accompli sur le Calvaire. Il embrassait toutes ces choses de son regard quand, sur la croix, il s’écria: “Tout est accompli !”» — Ellen G. White, Jésus-Christ, Doral, Floride, éditions IADPA, 2018, chap. 79, p. 685, 689.
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 20/02/2026
«Un homme qui ne serait qu’un homme et qui tiendrait les propos que tenait Jésus ne serait pas un grand professeur de morale. Ce serait soit un fou – comme quelqu’un qui affirmerait être un œuf poché – soit le Démon des enfers. Il nous faut choisir: ou bien cet homme était et reste le Fils de Dieu, ou bien il ne fut rien d’autre qu’un aliéné ou pire encore. Soit vous enfermez ce fou, soit vous crachez au visage de ce démon et vous le tuez; soit, au contraire, vous vous jetez à ses pieds et vous l’appelez Seigneur et Dieu. Mais n’accordons aucun crédit à cette absurdité condescendante, à savoir qu’il serait un grand maître. Il ne nous a pas laissé cette possibilité. Il n’a pas eu cette intention» — C.S. Lewis, Les fondements du christianisme, p. 66.
«Le Père est la plénitude de la divinité dans une personne incarnée; il demeure invisible aux yeux des mortels. Le Fils est la plénitude de la divinité manifestée. La Parole de Dieu le décrit comme étant “l’empreinte de sa personne”» — Ellen G. White, Évangéliser, section 18, p. 549, 550.
«Christ est le Fils de Dieu préexistant et qui possède une existence propre. Quand il parle de sa préexistence, le Christ évoque un passé lointain et sans limites. Il affirme qu’aussi loin que nous remontions dans le temps, il n’y a jamais eu un instant où il n’était en communion étroite avec le Dieu éternel. [...] Il était l’égal de Dieu, infini et tout puissant. C’est le Fils, personne distincte et éternelle» — Ibid., p. 550.
Questions pour discuter:
Attardez-vous sur la question de la divinité éternelle de Jésus. Réfléchissez aux implications du plan du salut et la signification du sacrifice à la croix, si Jésus avait été autre chose que le Dieu éternel, celui qui n’a jamais été créé mais qui existe de toute éternité. Pourquoi cette doctrine est-elle si importante? En classe, parlez de ce que cela impliquerait si Jésus n’était pas éternel, mais s’il avait été créé, d’une manière ou d’une autre. À nouveau, que perdrait-on avec ce genre de raisonnement?
Quand on pense à Jésus, à l’évangile, et au plan du salut, pourquoi devons-nous garder dans notre réflexion le concept de l’implication et de l’intérêt de l’univers entier dans ce que Jésus a fait? Qu’ont-ils pu penser en voyant leur Créateur, leur Créateur éternel, sur la croix? C’est une chose pour nous d’être émus devant ce spectacle, mais l’univers non déchu le connaissait dans sa gloire éternelle. Qu’ont-ils pu penser en voyant celui qu’ils avaient adoré au ciel mourir sur la croix ?