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Des raisons de remercier et de prier


title: Des raisons de remercier et de prier

date: 03/01/2026

Étude de la semaine

Philippiens 1.1-18; 1 Corinthiens 13.1-8; Jérémie 17.9; Colossiens 1.1-12; 1 Pierre 1.4; Psaume 119.105; Ésaïe 30.21.

Verset à mémoriser

Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour de Jésus-Christ (Philippiens 1.6).

Paul commence volontairement ses épîtres par des paroles de salutations et de remerciements. «Grâce et paix à vous de la part de Dieu, notre Père! Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ» (Col 1.2, 3).

Comme Paul, nous avons de nombreuses raisons d’être reconnaissants. Nous avons fait l’expérience de la grâce de Dieu personnellement, à tel point que les anges eux-mêmes ne peuvent pas saisir ce que cela veut dire. C’est la même chose pour le don de la paix que nous fait Dieu, qui inclut l’harmonie avec Dieu et l’espérance qui découle de son amour.

Sur le plan humain, nous pouvons montrer aux autres notre reconnaissance, et espérer que les autres soient sensibles à ce que nous faisons pour eux. Les parents prient pour que leurs enfants aiment Dieu et soient reconnaissants un jour, voire dès maintenant, des véritables sacrifices que nous avons faits pour leur donner la meilleure éducation possible. Mais, en tant qu’humains, nous faisons beaucoup d’erreurs, et nous apprenons de ces erreurs (ou du moins, nous devrions).

Cette semaine, nous réfléchirons aux paroles d’introduction de Paul dans Philippiens et Colossiens, des paroles d’actions de grâce et de prière qui peuvent enrichir et fortifier notre propre vie de prière.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 10 janvier.

Communion dans l’évangile


title: Communion dans l’évangile

date: 04/01/2026

Lisez Philippiens 1.3-8. De quoi Paul est-il reconnaissant? Quelles garanties donne-t-il aux Philippiens et pourquoi est-ce important?

Paul avait établi l’Église à Philippes. On voit ainsi la chaleur de la communion chrétienne qui imprègne sa lettre. Bien que séparé d’eux par des centaines de kilomètres, Paul, enchaîné et emprisonné, porte l’Église et ses membres dans son cœur. Il a «une vive affection pour [eux] tous, la tendresse même de Jésus-Christ» (Ph 1.8). Il remercie Dieu pour eux. Sa prière d’actions de grâce donne même un aperçu de l’intercession de Jésus pour nous au ciel.

Sur le pectoral du grand prêtre, il y avait 12 pierres représentant les 12 tribus d’Israël. Quand il intercédait pour eux, le peuple devait être «sur son cœur» (Ex 28.29). Jésus, qui est notre Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste, présente les noms des siens devant son Père.

Il est intéressant de noter que la formulation de Philippiens 1.3 est ambiguë, mais elle souligne la relation étroite entre Paul et les Philippiens. Les traductions disent généralement que Paul se souvient d’eux dans ses prières, mais la phrase peut aussi vouloir dire que ce sont eux qui se souviennent de lui. Dans les deux cas, elle souligne la relation de réciprocité qui les lie, que le terme «communion» (en grec: koinonia) rend également. Paul connaissait la communion des souffrances de Christ (Ph 3.10, COL). De même, les Philippiens «prenaient part» (en grec: sunkoinōneō) aux souffrances de Paul et au soutien financier de son ministère (Ph 4.14, 15). Cette réciprocité, qui durait «depuis le premier jour jusqu’à maintenant» (Ph 1.5) l’amène à remercier Dieu pour eux et à prier pour eux «avec joie» (Ph 1.4).

Autre élément intéressant: Paul décrit son cadre de vie, la prison, sous un jour plutôt positif, en disant qu’il permet «la défense et la confirmation de la bonne nouvelle» (Ph 1.7). Le fait qu’il emploie ces deux termes légaux indique que son procès est imminent, mais aussi qu’il parle activement de l’évangile aux soldats et aux visiteurs. Défendre (en grec: apologia) l’évangile contre les attaques et confirmer ses vérités éternelles sont tous deux essentiels. Paul semble se soucier davantage de la justification de l’évangile que de son propre sort. Il est convaincu que Dieu achèvera la «bonne œuvre» qu’il a commencée en tous ceux qui lui font confiance (Ph 1.6).

Comment comprenez-vous cette promesse: Dieu achèvera «en vous l’œuvre bonne» <span class="bible-ref">(Ph 1.6)</span>? Qu’est-ce que cela veut dire? Cette œuvre se terminera-t-elle avant le retour de Jésus ?

Les sujets de prières de Paul


title: Les sujets de prières de Paul

date: 05/01/2026

Il y a quelques années, un pasteur prêcha sur les prières qui tournent autour de moi, moi, moi, et de mes désirs ou mes besoins. Il les qualifiait à juste titre de «petites prières égoïstes », car Dieu a de plus grandes choses en tête.

Lisez la prière de Paul dans Philippiens 1.9-11. Quelle est sa priorité, et quelles grandes demandes fait-il? Qu’est-ce que cela nous indique sur la prière?

Cette prière de Paul ne compte que quarante-trois mots en grec, mais elle résume toutes ses préoccupations, qu’il va développer dans le reste de l’épître: l’amour, la connaissance, le discernement, la sincérité, le fait d’être irréprochable, et la justice que nous avons par Jésus-Christ. Cette prière, ainsi que les précédentes expressions d’action de grâce de Paul, est marquée par l’accent mis sur l’Église dans son ensemble. La prière de Paul est entièrement tournée vers les autres, au nom de toute l’Église et de son bien-être. Voyons de plus près quelques éléments individuels de cette prière:

Que votre amour abonde de plus en plus. Paul ne se contente pas de prier pour davantage d’amour, mais pour l’amour qui va dans une direction particulière: «en pleine connaissance et en parfait discernement» (Ph 1.9, SEM). La référence à la connaissance n’est pas simplement une connaissance intellectuelle, mais implique une connaissance des choses spirituelles que l’on ne peut acquérir qu’à travers la communion avec Dieu et l’étude de sa Parole (voir Ep 1.17; 4.13: 1 Tm 2.4).

Le discernement. Paul explique que cela signifie être capable d’approuver «les choses excellentes» (DRB, contrairement à ce qui est néfaste moralement). «Ainsi vous serez purs et irréprochables» (Ph 1.10, SG21).

Être sincère. Le terme en grec signifie «jugé par la lumière du soleil» et fait référence à une pureté d’action: «Tout ce que les chrétiens font doit être aussi transparent que la lumière du soleil» — Ellen White, Reflecting Christ [Refléter le Christ], p. 71.

Être irréprochable. Cela signifie ne pas être une pierre d’achoppement, et ne pas dire ou faire quoi que ce soit qui pourrait compliquer la tâche à quelqu’un qui voudrait accéder à la foi.

La justice par Christ. Paul s’attarde longuement là-dessus dans les épîtres de Romains et de Galates et développe également le sujet dans Philippiens 3. Nous n’avons aucune justice par nous-mêmes, mais uniquement par ce que nous recevons à travers Christ.

Quoi que nous fassions d’autre, comment notre amour peut-il «abonder de plus en plus» <span class="bible-ref">(Ph 1.9)</span>? Pourquoi est-ce si important pour la vie chrétienne? (Voir également 1 Co 13.1-8)

Le discernement spirituel en pratique


title: Le discernement spirituel en pratique

date: 06/01/2026

On le comprend aisément, les Philippiens furent bouleversés en apprenant que Paul était en prison. Son travail était désormais sérieusement entravé. Il ne pouvait plus voyager. Il ne pouvait plus prêcher. Il ne pouvait plus visiter les synagogues et parler aux gens de Jésus, le Messie. Il ne pouvait plus planter d’Églises. Les Philippiens envoyèrent Épaphrodite pour s’enquérir des conditions de vie de l’apôtre, pour l’encourager et pour s’assurer que ses besoins physiques étaient comblés.

Lisez Philippiens 1.12-18. Comment Paul considère-t-il son emprisonnement? Quelles leçons peut-on tirer de son attitude, malgré la situation dans laquelle il se trouvait?

Le message que Paul renvoie a dû surprendre les Philippiens. Paul voit sa situation d’un œil différent. Son discernement spirituel l’amène à considérer son emprisonnement comme une bonne chose. Sa situation n’a pas du tout entravé son travail, mais «a plutôt contribué aux progrès de la bonne nouvelle» (Ph 1.12). Là où d’autres ne voyaient que des chaînes et des barreaux, Paul voyait ses gardes romains comme des candidats potentiels au royaume de Dieu. Il voyait également que sa situation encourageait d’autres personnes à être plus actives et plus déterminées dans leur partage de l’évangile, et à parler audacieusement pour Christ sans crainte des conséquences.

C’est peut-être difficile à imaginer, mais certains pensaient vraiment profiter de l’emprisonnement de Paul. Maintenant qu’il retombait dans l’anonymat, ils s’imaginaient apparemment avoir le champ libre, et que les gens se tourneraient vers eux et leur prédication de l’évangile. Quel exemple fort mais triste de l’égoïsme humain, même dans l’Église. Comme l’a dit Jérémie, bien avant Paul: «Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est incurable; qui peut le connaître?» (Jr 17.9).

Heureusement, plusieurs ouvriers fidèles devinrent a contrario encore plus zélés dans la diffusion de l’évangile. Ils aimaient tant Paul que la souffrance qu’ils le virent endurer pour sa foi les poussa à faire davantage confiance à Christ et leur donna le courage d’être encore plus actifs pour le Seigneur. Son exemple les incita à aller là où, auparavant, ils avaient peur d’aller. Il les conduisit à prendre la parole dans des situations où auparavant ils gardaient le silence. Grâce à lui, un plus grand nombre de personnes acceptèrent Christ et diffusèrent l’évangile du salut.

Quelle leçon avez-vous tirées d’expériences qui, bien qu’incontestablement négatives, ont aussi eu des conséquences positives? Même dans le cas où l’on ne voit aucun bénéfice, comment apprendre à faire confiance à Dieu malgré tout ?

Le fruit de l’évangile


title: Le fruit de l’évangile

date: 07/01/2026

La relation entre Paul et les Colossiens était différente de celle qu’il avait avec les Philippiens. Ils faisaient partie de ceux qui «n’ont jamais vu [son] visage» (Col 2.1, SG21). Néanmoins, Paul leur assure, comme il l’a fait avec les Philippiens, qu’il remercie Dieu pour eux et qu’il prie «sans cesse» pour eux.

Lisez Colossiens 1.3-8. Quelles sont les trois choses pour lesquelles Paul remercie Dieu?

Paul réunit les trois vertus qu’il mentionne ailleurs: la foi, l’espérance et l’amour (voir 1 Co 13.13; 1 Th 1.3; 5.8). Remarquez que Paul n’attribue pas ces choses aux Colossiens. Il remercie le Père, car elles font partie des dons «excellents et parfaits» que nous recevons de lui (Jc 1.17). Quand nous voyons l’amour que Dieu a pour nous, cet amour nous amène à croire en Christ (Ep 2.4-8), et nous recevons l’espérance céleste. Pierre la décrit comme «un héritage impérissable, sans souillure, inaltérable, qui vous est réservé dans les cieux» (1 P 1.4).

Paul souligne également que l’évangile est digne de confiance car il est fondé sur «la parole de la vérité.» C’est une expression que Paul emploie ailleurs en référence à la parole inspirée de Dieu (voir 2 Co 6.7; 2 Tm 2.15). Contrairement à «la parole des hommes» (SG21), elle agit «avec efficacité» en ceux qui croient (1 Th 2.13, SEM) et accomplit la volonté de Dieu (Es 55.11). Ainsi, quand l’évangile est proclamé, la puissance de Dieu se manifeste à travers l’œuvre du Saint-Esprit dans le cœur de ceux qui l’entendent, et les gens répondent. L’évangile lui-même produit du fruit car c’est «la parole de la vie» (Ph 2.16).

Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est peut-être que l’évangile se soit diffusé en si peu de temps. En l’espace d’environ trente années après la mort et la résurrection de Christ, Paul pouvait déjà dire que l’évangile était parvenu «dans le monde entier» (Col 1.6). Un peu plus loin dans le même chapitre, il dit que l’évangile «a été proclamé à toute créature sous le ciel» (Col 1.23). Grâce au vaste système routier romain, les communications et les voyages rapides furent facilités, et c’est ainsi que les épîtres de Paul purent se diffuser aussi largement et rapidement. Mais c’est la puissance de Dieu agissant par la parole qui donne naissance à la vie spirituelle (Jc 1.18, 1 P 1.23), et qui fait de quelqu’un une nouvelle créature en Christ (2 Co 5.17).

Dans Colossiens 1.5, Paul écrit à propos de «l’espérance qui vous est réservée dans les cieux.» Comment comprenez-vous cette espérance, et pourquoi s’applique-t-elle à vous personnellement, malgré votre indignité ?

La puissance de la prière


title: La puissance de la prière

date: 08/01/2026

Lisez Colossiens 1.9-12. Quelles demandes précises trouve-t-on dans la prière de Paul?

Paul prie pour qu’ils soient «remplis de la connaissance de sa volonté.» Paul qualifie le fait de connaître la volonté de Dieu de «sagesse et intelligence spirituelle» (Col 1.9). La sagesse vient avant tout quand on fait confiance à Dieu pleinement, quand on est disposé à faire sa volonté (Jn 7.17) et à ne pas compter sur notre propre intelligence (Pr 3.5). Mais la question se pose souvent: «Quelle est la volonté de Dieu pour moi dans cette situation précise?» Pour apprendre la volonté de Dieu en la cherchant dans la prière, on compte trois sources principales:

  1. La source de sagesse la plus importante est la Bible elle-même. «Ta parole est une lampe pour mes pieds, une lumière pour mon sentier» (Ps 119.105).
  2. On peut également connaître la volonté et la direction de Dieu par des circonstances providentielles, en lui demandant d’ouvrir ou de fermer des portes (voir Col 4.3).
  3. Le Saint-Esprit nous guide une fois que nous avons appris à reconnaître sa voix: «Tes oreilles entendront derrière toi cette parole: Voici le chemin, suivez-le, quand vous irez à droite ou quand vous irez à gauche» (Es 30.21).

Paul prie pour que les Colossiens «marche[nt] d’une manière digne du Seigneur» (Col 1.10, SG21). Bien entendu, personne n’est intrinsèquement «digne,» mais Dieu, par sa grâce, nous considère comme dignes et nous appelle à vivre en conformité avec cet appel élevé (Ep 4.1, 1 Th 2.12). Paul emploie le verbe «marcher» ou «marcha» encore trois fois dans cette seule lettre (Col 2.6; 3.7; 4.5). Cela signifie vivre et agir en conformité avec la loi de Dieu (Ex 18.20), ce qui n’est possible que grâce à l’œuvre du Saint-Esprit (Ez 36.27).

Paul prie également pour que leur vie (et la nôtre) «plaise à tous point de vue» au Seigneur, puis il énumère plusieurs manières d’y parvenir: «porter du fruit par toutes sortes d’œuvres bonnes» (Col 1.9, 10), puis «croître dans la connaissance de Dieu» (Col 1.10) et enfin «rendre grâce» (Col 1.12).

Si quelqu’un vous demandait: «Comment sais-tu que Dieu te conduit dans telle ou telle direction?» Que répondriez-vous et pourquoi ?

Pour aller plus loin…


title: Pour aller plus loin…

date: 09/01/2026

«Il en est peu qui soient capables de faire des plans bien définis pour l’avenir. La vie est pleine d’incertitude. Comment discerner l’aboutissement probable des événements? Voilà qui est souvent une cause d’anxiété et de tourments. N’oublions pas que les enfants de Dieu sont ici-bas des pèlerins et des voyageurs. Nous manquons de sagesse pour nous diriger. Comment pourrions-nous décider de notre avenir? Il nous faut marcher par la foi, comme Abraham qui, «lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage. [...] Il partit sans savoir où il allait.» (Hébreux 11.8).

Pendant sa vie terrestre, le Christ ne fit aucun projet pour lui-même. Il se soumettait à ceux de son Père qui lui étaient révélés jour après jour. C’est ainsi que nous devons dépendre de Dieu. Notre existence sera alors ce que sa volonté voudra qu’elle soit. Il dirigera nos pas lorsque nous mettrons notre confiance en lui.

Trop de gens qui se préparent à un brillant avenir échouent lamentablement. Laissez le Seigneur agir à votre place. Comptez sur votre Père céleste, comme un petit enfant. C’est lui qui garde “les pas de ses bien-aimés”. (1 Samuel 2.9). Il conduit ses enfants comme ils se conduiraient eux-mêmes s’ils pouvaient voir la fin dès le commencement et discerner la gloire du dessein qu’ils accomplissent comme collaborateurs de Dieu» — Ellen G. White, Le ministère de la guérison, «Les besoins de l’ouvrier », 413.

Questions pour discuter:

Réfléchissez à la semaine passée et dressez la liste des choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant. Devriez-vous être plus reconnaissant que vous ne le pensez?

Attardez-vous sur la dernière phrase de la citation d’Ellen White ci-dessus. Quelle puissante profession de foi! Comment apprendre à faire confiance à Dieu à ce point?

À la lumière de Colossiens 1.6, 23, discutez de la déclaration suivante: «Pendant quarante ans, l’incrédulité, les murmures et la rébellion ont éloigné l’ancien Israël de la terre de Canaan. Les mêmes péchés ont retardé l’entrée de l’Israël moderne dans la Canaan céleste. Les promesses de Dieu n’ont failli en aucun des deux cas. L’incrédulité, l’esprit du monde, le manque de consécration, et les querelles au sein du peuple qui se réclame de Dieu, nous ont retenus en ce monde de péché, de tristesses, dans cette vallée de larmes. Si l’Église de Dieu avait accompli le travail qui lui a été assigné selon l’ordre de Dieu, le monde entier aurait déjà été averti et le Seigneur Jésus serait revenu sur notre terre avec puissance et une grande gloire» — Ellen G. White, Événements des derniers jours, chap. 3, p. 35. Sommes-nous coupables des mêmes choses aujourd’hui ?

Samedi 1/7