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Quelques principes prophétiques
title: Quelques principes prophétiques
date: 29/03/2025
Étude de la semaine
Jérémie 29.23, 24; Psaumes 139.1-6; Daniel 12.4; Apocalypse 22.10; 2 Timothée 3.15-17; Hébreux 4.12.
Verset à mémoriser
Les chrétiens ont beaucoup de désaccords en ce qui concerne la Bible, et les prophéties n’échappent pas à la règle. Cela amène souvent les gens à penser que les prophéties bibliques sont une perte de temps. Après tout, si les chrétiens se disputent à propos du moindre iota et trait de lettre prophétique, quelle peut être leur validité? Malheureusement, de nombreux croyants commencent à croire également que certains livres de la Bible, comme l’Apocalypse, sont tout simplement incompréhensibles. Au lieu de les lire, ils les évitent, parfois encouragés par un pasteur plein de bonnes intentions qui pense que l’étude des prophéties entraîne plus de problèmes qu’elle n’en résout.
Mais cela n’a pas toujours été le cas. Pendant les 18 premiers siècles de l’histoire chrétienne, la plupart des chrétiens étaient tout à fait à l’aise avec les prophéties bibliques, et le niveau de consensus sur les messages clé des prophéties était étonnant. C’est ainsi que Dieu l’avait prévu: «Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous le même langage: qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous; soyez bien unis, dans la même pensée et dans le même dessein» (1 Co 1.10).
Cette semaine, nous explorons plusieurs principes qui permettent une compréhension cohérente et fiable des prophéties.
Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 avril.
Que celui qui lit comprenne
title: Que celui qui lit comprenne
date: 30/03/2025
Entrez dans n’importe quelle librairie chrétienne et passez rapidement en revue les titres sur les prophéties bibliques. Vous vous rendrez vite compte qu’il existe une gamme impressionnante de conceptions et d’interprétations, et il pourrait être tentant de croire que personne ne peut véritablement comprendre ce que racontent des livres comme celui de l’Apocalypse. Par exemple, un auteur dit que l’antéchrist n’est rien d’autre qu’une métaphore. Un autre dit qu’il va venir un jour. Et un autre encore dit que c’est une référence à quelque chose ou quelqu’un de l’époque de l’Empire romain païen. Comme l’a dit un prédicateur: «La Bible est peut-être comme un vieux violon. On peut jouer n’importe quel air avec».
La Bible elle-même, cependant, n’enseigne rien de tout cela. Elle nous invite au contraire à lire en partant du principe que Dieu ne parle pas en vain, et que l’on peut connaître les vérités qu’il communique par sa Parole.
Lisez Matthieu 24.15; Apocalypse 1.3; Matthieu 11.29 et Jérémie 9.23, 24. Qu’indiquent ces textes sur l’intention de Dieu de se faire comprendre?
De nombreuses universités proposent des cours sur «la Bible littéraire», ou quelque chose dans ce genre. Pour le croyant, c’est une expérience étonnante d’assister à d’innombrables cours, pour découvrir que le professeur lit la Bible comme il lit de la mythologie païenne. L’idée, c’est qu’il y a peut-être un fond de «vérité» morale dans ses récits, mais qu’on peut en tirer ce qu’on veut. Pour ces enseignants, l’idée que ce livre a été inspiré par Dieu est tout à fait risible.
C’est ainsi que le professeur lit la Bible mais n’entend pas la voix de Dieu qui parle. D’autres parviennent à des conclusions diamétralement opposées au message de la Bible. S’il ne s’abandonne pas au Seigneur, et s’il n’a pas un cœur ouvert à la vérité, non seulement celui qui lit la Bible passe à côté de son message, mais il a du mal à comprendre le caractère d’amour et de sainteté du Dieu révélé dans ses pages. C’est un piège plus subtil qu’il n’y paraît, et c’est pourquoi se contenter de lire la Bible sans les bons outils et (surtout) sans la bonne attitude, sous la direction du Saint-Esprit, peut être néfaste.
Un homme qui n’était pas connu pour être religieux fut surpris en train de lire la Bible. Quand on lui demanda ce qu’il faisait, il répondit: «Je cherche des failles. Je cherche des failles». Pourquoi est-ce exactement le genre d’attitude qu’il ne faut pas avoir quand on lit la Parole de Dieu?
Dieu veut être compris
title: Dieu veut être compris
date: 31/03/2025
Rien n’est plus frustrant que d’avoir besoin de communiquer en urgence, peut-être à l’hôpital ou dans une pharmacie, quand vous êtes à l’étranger et que vous ne parlez que quelques mots de la langue du pays. Vous savez ce que vous devez dire, mais vous n’avez pas assez de vocabulaire.
Avec Dieu, le problème est différent. «Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées» (Es 55.9). Le problème, ce n’est pas que Dieu n’a pas le vocabulaire pour communiquer avec nous. Le problème, c’est que nous n’avons ni le vocabulaire ni les capacités intellectuelles pour le comprendre parfaitement.
Qu’indiquent les passages suivants sur la compréhension de Dieu, comparée à la nôtre?
Psaumes 139.1-6
Psaumes 147.5
Romains 11.33
1 Jean 3.20
La vérité, c’est que nous ne comprendrons jamais parfaitement la pensée de Dieu, car il est infini et omniscient. Après tout, nous comprenons à peine la Création elle-même. Comment pourrions-nous comprendre parfaitement son Créateur? C’est impossible.
Nous ne comprendrons jamais tout, c’est vrai. En revanche, nous pouvons comprendre ce qui est nécessaire pour notre salut (Voir 2 Tm 3.14, 15). Quand les apôtres expliquaient l’évangile à leurs auditeurs, ils faisaient souvent référence aux prophéties accomplies. On peut donc en déduire que l’un des objectifs clé des prophéties est d’illustrer le plan du salut. En effet, les prophéties bibliques doivent, d’une manière ou d’une autre, nous conduire à Jésus et à la promesse de salut qu’il offre à toute l’humanité.
Après tout, le Seigneur, par qui toutes choses ont été créées (voir Col 1.16; Jn 1.1-3), est descendu sur cette terre et s’est offert en sacrifice sur la croix pour les péchés de tout être humain, y compris les plus misérables. Voilà à quel point Dieu nous aime tous. Après avoir fait tout cela, il est évident que le Seigneur veut que tous, dont les misérables, sachent ce qu’il nous donne en Jésus. Et c’est exactement ce que font les prophéties.
C’est vrai, il y a beaucoup de choses que nous ignorons. Mais pourquoi est-il crucial de se concentrer sur ce que nous savons, au lieu d’être obnubilés par ce que nous ne savons pas?
«Daniel, tiens secrètes ces paroles»
title: «Daniel, tiens secrètes ces paroles»
date: 01/04/2025
Lisez Daniel 12.4. Que dit le Seigneur à Daniel ici? <span class="bible-ref">(Comparez avec Ap 22.10)</span>
Il n’est pas rare d’entendre des prédicateurs dire que ce verset prédit l’essor des connaissances technologiques et scientifiques qui aura lieu juste avant le retour de Jésus, ou les progrès en matière de rapidité des transports depuis le siècle dernier environ. Beaucoup de nos livres adventistes suivent cette approche. Ces interprétations sont tout à fait raisonnables, mais ce verset peut aussi signifier autre chose.
Relisons le passage. Quand l’ange donne ses instructions à Daniel, il commence par un ordre: «Tiens secrètes ces paroles et scelle le livre». Il est justement question du livre de Daniel. Alors peut-être cette connaissance qui doit tout à coup augmenter à la fin des temps est en réalité la connaissance du livre de Daniel?
Cela rend le livre de Daniel un peu différent de l’Apocalypse, car Jean, lui, avait reçu l’ordre de ne pas sceller son livre (Ap 22.10). Le livre de l’Apocalypse était censé être compris dès le début, car «le temps [était] proche». A contrario, le livre de Daniel serait mieux compris plus tard, dans un futur plus lointain.
Au fil des siècles, de nombreux penseurs chrétiens de qualité ont tenté d’expliquer le livre de Daniel, et certains ont fait de grandes avancées. Cependant, la compréhension de Daniel a rapidement augmenté après la fin de la prophétie des 1260 années, qui s’est terminée en 1798. À ce moment-là, de multiples commentateurs, dans le monde entier, sont parvenus à la conclusion que quelque chose d’extraordinaire arriverait vers l’année 1843. Le plus remarquable d’entre eux était William Miller. Sa prédication lança le Great Advent Movement du XIXe siècle et donna lieu à une série d’événements qui donnèrent naissance à l’Église du «reste» et à une compréhension claire des messages des trois anges.
En d’autres termes, la naissance de notre mouvement mondial est un accomplissement de la prédiction de Daniel: «au temps de la fin […] la connaissance augmentera».Par opposition, et sans préjuger du salut des gens, pensez aux «ténèbres» dans lesquelles se trouve une bonne partie de la chrétienté. Quelque chose d’aussi fondamental que le sabbat du septième jour, établi en Éden, est ignoré, voire rejeté, en faveur du dimanche, un jour enraciné dans le paganisme romain. Réfléchissez également à l’ignorance totale au sujet de la mort. L’écrasante majorité des chrétiens croient à cette idée païenne que les morts prennent immédiatement leur envol vers une nouvelle existence, c’est-à-dire pour certains, l’enfer éternel.
Soyons reconnaissants, et aussi pleins d’humilité, d’avoir cette connaissance de la vérité.
Étudier la Parole
title: Étudier la Parole
date: 02/04/2025
Les adventistes du septième jour doivent beaucoup à William Miller pour sa compréhension des prophéties bibliques. Certes, sa compréhension des passages clé (comme Daniel 8.14) n’était pas parfaite, mais la méthodologie de Miller a néanmoins été importante, car elle a ouvert la voie à la naissance de notre mouvement en ces derniers jours.
Lisez Matthieu 5.18, 2 Timothée 3.15-17 et Luc 24.27. Que nous enseignent ces versets sur la manière dont nous devons aborder les prophéties bibliques?
D’une certaine façon, étudier la Bible s’apparente à assembler un grand puzzle. Si vous n’assemblez que 2 ou 3 pièces, il est presque impossible de discerner toute l’image. Dans ces quelques pièces, vous distinguerez peut-être un cheval, et vous en conclurez que vous faites un puzzle représentant des chevaux. Mais ajoutez quelques pièces, et vous avez une poule, une vache. Et une fois que vous avez assemblé des centaines de pièces, vous vous rendez compte qu’il s’agit d’un paysage, avec une ville, une ferme et une chaîne de montagnes au loin.
Dans leur étude de la Bible, certains chrétiens commettent une erreur: ils considèrent les Écritures comme une vague compilation de dictons ou de proverbes sur lesquels s’appuyer en cas de besoin. Certains lisent le guide simplifié sur les Bibles Gédéon (ces Bibles et Nouveaux Testaments distribuées gratuitement dans les hôtels, les hôpitaux, les prisons, etc., par l’association des Gédéons), où l’on peut trouver des versets utiles sur un certain nombre de sujets, et pensent que cela représente la somme totale des enseignements de la Bible.
Malheureusement, ils suivent la même approche avec les prophéties. Ils sortent un texte de son contexte et le comparent aux événements en cours plutôt que de le comparer au reste de la Bible. C’est en partie la raison qui explique ce flux constant de livres sur les prophéties, lesquels doivent être régulièrement actualisés parce que leurs prédictions (sur le «quoi» et le «quand») étaient erronées.
Voilà pourquoi il est si important de ne pas sélectionner quelques textes en particulier sur un sujet donné. Étudions plutôt attentivement tout ce que dit la Bible sur le sujet en question, et prenons également en compte le contexte. C’est tellement facile de sortir un passage de son contexte pour lui faire dire tout ce qu’on veut.
Qu’avez-vous appris des personnes qui ne citent que certains textes pour convaincre les autres, disons, sur l’état des morts? Ou même le sabbat? Quelle est la meilleure manière de réagir?
Figuré ou littéral?
title: Figuré ou littéral?
date: 03/04/2025
Ceux qui étudient les prophéties ont besoin de déterminer si le langage de la Bible est à prendre au sens littéral ou au sens figuré. Comment savoir si l’auteur utilisait un langage symbolique, et dans ce cas, comment déterminer ce que le symbole représentait? Pour le savoir, il est crucial d’étudier comment ce symbole, ou ce chiffre, est utilisé dans la Bible, et non de regarder sa signification actuelle. Par exemple, certains voient l’ours de Daniel 7 comme un symbole de la Russie, car on emploie souvent cette image aujourd’hui. Mais ce n’est pas une manière très sûre d’interpréter le symbolisme prophétique.
Cherchez les textes suivants, en laissant la Bible être son propre commentaire (c’est-à-dire en la laissant définir ses propres conditions). Dans chaque série de textes, quel est le symbole prophétique commun? D’après la Bible, que représente-t-il?
Daniel 7.7, Daniel 8.3, Daniel 7.24
Apocalypse 1.16, Éphésiens 6.17, Hébreux 4.12
Apocalypse 12.1, Apocalypse 21.2, Éphésiens 5.31, 32, Jérémie 6.2
En suivant cette règle simple (laisser la Bible définir ses propres conditions), le mystère derrière le symbolisme prophétique s’éclaircit considérablement. Par exemple, nous voyons qu’une corne symbolise une puissance politique ou une nation. Une épée peut symboliser la Parole de Dieu. Et une femme peut symboliser l’Église. Nous voyons donc clairement que la Bible s’explique par elle-même.
Cependant, une question demeure. Pourquoi Dieu a-t-il parlé par des symboles au lieu d’être direct? Pourquoi, par exemple, Pierre fait-il référence de façon énigmatique à la ville de Rome comme étant Babylone, dans 1 Pierre 5.13?
Il peut y avoir de nombreuses raisons qui expliquent pourquoi Dieu a choisi de communiquer au moyen de symboles dans les prophéties. Dans le cas de l’Église du Nouveau Testament, par exemple, si le livre de l’Apocalypse avait désigné clairement Rome comme le coupable de tant de maux, la persécution déjà terrible de l’Église aurait été bien pire encore. Quelles que soient les raisons, nous pouvons avoir confiance: Dieu veut que nous comprenions ce que signifient les symboles.
Même si certains symboles et certaines prophéties demeurent des mystères, en quoi le fait de se concentrer sur ce que nous comprenons fortifie-t-il notre foi?
Pour aller plus loin…
title: Pour aller plus loin…
date: 04/04/2025
Lisez Ellen White, «Un réformateur américain» dans La tragédie des siècles.
«Pasteurs et fidèles alléguaient que les livres de Daniel et de l’Apocalypse étaient mystérieux et impénétrables. Ils oubliaient que Jésus, invitant ses disciples à étudier le livre de Daniel pour s’instruire des événements relatifs à leur temps, leur adressait cette exhortation: “Que le lecteur comprenne!” (Matthieu 24.15, NBS). Quant à l’affirmation que l’Apocalypse est un mystère insondable, elle est contredite par le titre même du livre: “Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt [...]. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche” (Apocalypse 1.1,3).
En présence des affirmations qui précèdent, comment des hommes osent-ils prétendre que l’Apocalypse est un mystère au-dessus de la portée de l’intelligence humaine? C’est un mystère, oui, mais un mystère dévoilé; c’est un livre ouvert. L’étude de l’Apocalypse attire l’attention sur les prophéties de Daniel. Dans ces deux livres, Dieu donne à ses enfants des renseignements très importants touchant les événements qui doivent se produire à la fin de l’histoire du monde.
L’Apocalypse de l’apôtre Jean est la révélation de scènes d’un intérêt palpitant pour l’Église. Dans ce livre, l’apôtre décrit les dangers, les luttes et la délivrance finale du peuple de Dieu. Il y enregistre les messages ultimes qui doivent mûrir la moisson de la terre. Il y contemple tour à tour les fidèles, gerbes destinées aux greniers célestes, et les ennemis de Jésus-Christ, javelles réservées au feu de la destruction. Des révélations d’une grande importance concernant tout spécialement l’Église de la fin lui ont été confiées, afin que ceux qui se détourneraient de l’erreur pour accepter la vérité fussent mis en garde contre les périls et les conflits qui les attendent. Nul n’en est réduit à ignorer ce qui doit arriver sur la terre» — Ellen G. White, La tragédie des siècles, Doral, Floride, éditions IADPA, 2012, chap. 18, p. 300-301.
Questions pour discuter:
En quoi l’étude des prophéties peut-elle augmenter considérablement notre foi? Quelles prophéties, dont certaines ont été écrites il y a des millénaires à propos d’événements qui se dérouleraient des centaines, voire des milliers d’années après, ont contribué à fortifier votre confiance en la Bible, et surtout dans le Dieu qui l’a inspirée? Par exemple, en quoi Daniel 2 nous donne-t-il des raisons fortes et logiques de croire, non seulement que Dieu existe, mais qu’il connaît l’avenir?
Quels sont les meilleurs moyens de se protéger des nombreuses tentatives folles et approximatives d’interpréter les prophéties, parfois même de la part des membres de notre propre Église? Pourquoi doit-on prendre garde à «examiner tout, retenez ce qui est bien» <span class="bible-ref">(1 Th 5.21)</span>.